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Le sens du PECHE !      

A-t-on perdu le sens du péché ?

D'après Sylvain GASSER assomptionniste Article paru dans LA CROIX du 5 décembre 2011

Oui, à en croire les esprits chagrins ! Péchés véniels, péchés mortels, cela fait belle lurette qu’on ne les enseigne plus au catéchisme, déplorent-ils, trouvant là la cause de tous les maux de notre temps, absence de repères, difficulté de discerner le bien du mal, culture de mort. La notion a-t-elle pour autant disparu ?

Le pape Benoît XVI, soucieux d’offrir aux croyants des sociétés sécularisées une vie placée sous le signe de l’espérance, le reconnaît : « Là où Dieu est exclu de la sphère publique, le sens de l’offense contre Dieu – qui est le véritable péché – disparaît, de même que lorsque la valeur absolue des normes morales est relativisée, les catégories du bien et du mal disparaissent avec la responsabilité individuelle. » Certes, la tentation est grande de ne concevoir la foi que comme un remède miracle à nos solitudes, à nos défaillances, à nos maladies. Pourtant, la parole de l’Apôtre résonne encore et toujours : « Dire que nous ne commettons pas de fautes, c’est nous abuser et être hors de la vérité » (1 Jn 1, 8). Oublier le pardon, c’est faire le lit d’une culture de blâmes et de litiges plus que de miséricorde et de justice.

Le sens du péché a bougé. La catéchèse de nos aînés avait valorisé une conception ponctuelle du péché. Celui-ci était un acte précis que l’on pouvait comptabiliser. Mais il restait l’œuvre d’un être s’abandonnant à ses penchants mauvais et portant seul la responsabilité de ses actes. Les événements du monde poussent à de nouvelles prises de conscience. Ainsi, on a évoqué le péché des structures sociales et le péché contre la cré at ion . L e premier ne nie pas la réalité de la faute personnelle, mais il pointe ce péché dont nous sommes tous solidairement responsables dans la mesure où se créent des structures injustes, à cause de nos actions ou de nos omissions. Né du péché personnel, celui-là n’en finit pas d’engendrer la violence et l’inhumanité. L’atteinte à la création dessine un nouveau visage du péché : l’homme s’arrogeant des pouvoirs de démiurge instille des ferments de mort dans les grands équilibres de la nature.

Ces variations de sens, à l’image de la profusion du vocabulaire biblique de la faute attestant qu’elle est partout et toujours, dans l’individu comme dans la communauté, ne doivent pas distraire de l’appellation fondamentale : il n’y a de péché que devant Dieu. C’est dans l’accueil du Dieu de l’Alliance que son revers est révélé. C’est dans l’expérience du pardon que son refus est attesté. C’est la lumière qui révèle l’ombre, et non l’inverse, c’est la grâce qui fait prendre conscience de son refus. Le premier péché est toujours le peu de foi.

Une démarche de nouvelle évangélisation ne peut s’investir uniquement dans la dénonciation du péché. Elle doit mettre en avant la redécouverte de Dieu. Le sens du péché ne réside pas dans les abîmes de la morbidité mais dans la purification du sens de Dieu. Reconnaître qu’il y a du péché en l’homme et le dénoncer, c’est libérer l’homme. Il n’y a de péché que pardonné : telle est la bonne nouvelle du péché.

Les événements du monde poussent à de nouvelles prises de conscience.