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le 29/10/2017 à 21:36
Visite pastorale autour de la tente de la Rencontre - A HIRTZBACH, du 17 au 23 SEPTEMBRE 2018
Rencontres sous la Tente de la Rencontre, du lundi au vendredi. Le curé vous attend, pour vous écouter et échanger avec vous. Rencontres avec les visiteurs de malades, aidants, ....
le 04/09/2017 à 20:20
Semaine Pastorale - Autour de la Tente de la rencontre
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Mot de Mgr GRALLET sur la nouvelle Dynamique 2012      

LAISSONS-NOUS CONDUIRE PAR L'ESPRIT

Évangélisation et animation pastorale

Huttenheim – 11.11.2011

 

Puisque l'Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par l'Esprit" (Gal. 5, 25).

Ces paroles de saint Paul aux chrétiens de Galates éclairent notre rencontre d'aujourd'hui et nous invitent à nous mettre en marche, non pas isolément mais ensemble, non pas n'importe comment mais sous la conduite de l'Esprit de Dieu.

Frères et soeurs, je vous invite donc, en cette grande Fête diocésaine, à méditer

cinq grandes convictions : L'Église est oeuvre de l'Esprit – L'Église est l'oeuvre de tous – Nous sommes complémentaires – Nous sommes appelés à l'évangélisation – La Visite Pastorale réveille notre espérance.

1. L'Église est oeuvre de l'Esprit

Comme le rappelle si justement le Concile Vatican II en Lumen Gentium (4) : "le

jour de Pentecôte, l'Esprit Saint fut envoyé, qui devait sanctifier l'Église en permanence. C'est lui, l'Esprit de vie, la source jaillissante pour la vie éternelle… qui habite dans l'Église et dans le coeur des fidèles… Cette Église, il en assure l'unité de la communion et du ministère, il la bâtit, la dirige grâce à la diversité des dons… Par la vertu de l'Évangile, il fait la jeunesse de l'Église et la renouvelle sans cesse…"

Avant d'être notre souci, l'Église est d'abord oeuvre de l'Esprit de Dieu. Avant

d'être organisation, elle est animation spirituelle, elle est gratuité, charité… Voici qui devrait nous libérer de nos inquiétudes si humaines, nous qui sommes aujourd'hui confrontés à tant d'épreuves réelles : difficultés de la transmission de la foi, incompréhensions et critiques du monde, tiédeur des croyants… Souvenons-nous des promesses du Christ à ses disciples : "Je prierai le Père. Il vous donnera un autre défenseur qui restera avec vous pour toujours. C'est lui, l'Esprit de vérité… Je ne vous laisserai pas orphelins…" (Jn 14,16). Ces paroles de Jésus sont essentielles et réconfortantes pour notre foi : en ces temps difficiles, cette paix de l'Esprit, nul ne pourra la ravir ! Vous connaissez sans doute la réponse du Pape Jean XXIII au journaliste qui le questionnait sur ses soucis : "Mais Monsieur", dit le Pape, "quand je me réveille la nuit en pensant à toutes les tâches qui m'attendent, je me dis : c'est le Christ qui conduit l'Église et son Esprit qui la fait vivre !" Puis je me couche de l'autre côté et me rendors !"

2. L'Église est l'oeuvre de tous

De tout temps, l'Église fut au risque des divisions. Dans les premières

communautés chrétiennes, se côtoyaient les jalousies, les factions et les rivalités, comme la générosité, la piété et la communion… Pour stopper les disputes à Corinthe, saint Paul va utiliser la célèbre comparaison du corps composé de plusieurs membres, qui ne peuvent exister qu'en étant solidaires les uns des autres : "Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l'honneur, tous les membres partagent sa joie. Or vous êtes le corps du Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part" (1 Cor. 13, 26). Unis au Christ Tête, tous participent de son Esprit et tous sont membres les uns des autres. Tous, ministres ordonnés et laïcs, concourent donc au bien du Corps du Christ qu'est l'Église. "Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, qui ont entre eux une différence essentielle et non seulement de degré, sont cependant ordonnés l'un à l'autre : l'un et l'autre en effet, chacun selon son mode propre, participent de l'unique sacerdoce du Christ", fait remarquer le Concile en un texte fameux (LG 10).

S'il y a distinction, il n'y a pas opposition. Bien au contraire. Il y a similitude de

source : le Christ, et différence de fonction. Dès lors, il y a heureuse complémentarité et mutuel enrichissement. "Les prêtres", insiste le Concile, "ont à comprendre leur mission de pasteurs à l'égard des fidèles, et à reconnaître les ministères et les grâces propres à ceux-ci, de telle sorte que tout le monde, à sa façon et dans l'unité, apporte son concours à l'oeuvre commune" (LG30). "De ce commerce familier entre laïcs et pasteurs", conclut le Concile, "il faut attendre pour l'Église toutes sortes de biens : par là en effet s'affirme chez les laïcs le sens de leur responsabilité propre, leur ardeur s'entretient et leurs forces viennent plus facilement s'associer à l'action des pasteurs. Ceux-ci, avec l'aide de l'expérience des laïcs, peuvent juger

plus distinctement et plus exactement en matière spirituelle aussi bien que temporelle, et c'est toute l'Église qui pourra ainsi, renforcée par tous ses membres, remplir plus efficacement sa mission pour la vie du monde" (LG 37).

Ce rappel de la vision conciliaire de l'Église et des rôles de chacun, prêtres et

laïcs, n'était pas inutile. Cette vision nous rappelle ce qui fonde le fonctionnement de notre Église aujourd'hui, elle rappelle tout à la fois la place irremplaçable des prêtres, la singularité des diacres –l'un d'entre eux vient de rappeler fort à propos le souci d'une Église servante et pauvre–, le signe incomparable de la gratuité de la vie religieuse, et la participation indispensable de tous les baptisés laïcs à la mission de l'Église dans le monde d'aujourd'hui. En 2012, nous aurons plaisir à célébrer le Cinquantenaire du Concile Vatican II qui fut si déterminant pour notre Église aujourd'hui. Notre Pape Benoît XVI tient à ce que nous liions plusieurs grands événements : 50ème anniversaire du Concile Vatican II, 20ème du Catéchisme de l'Église Catholique, Synode sur la Nouvelle Évangélisation et lancement de

l'Année de la Foi.

Oui, chers amis, l'Église, oeuvre de l'Esprit, est aussi oeuvre de tous ses membres.

Chacun y a sa place, en raison de son baptême, de son état de vie, de son ordination, de ses talents, de la mission reçue ou de la tâche bénévole généreusement assumée. Nul ne prend la place d'autrui et tous collaborent au bien commun. Un même baptême a fait de nous des enfants de Dieu et des frères, quelle que soit notre fonction dans l'Église. En vous saluant fraternellement et en vous encourageant, moi votre évêque, je reprends volontiers les paroles de saint Augustin : "Si ce que je suis pour vous m'épouvante, ce que je suis avec vous me rassure. Pour vous, en effet, je suis l'évêque ; avec vous, je suis un chrétien. Évêque, c'est le titre d'une charge qu'on assume ; chrétien, c'est le nom de la grâce (qu'on reçoit). Titre périlleux, nom salutaire" (Sermon 340). Alors, dans cette Église, quelle que soit la fonction que nous assumons, n'oublions pas que nous sommes tous frères et sœurs, frères du Christ, membres de la même famille, appelés par lui, vivifiés par son Esprit et conduits jusqu'au Père. Le Christ, notre unique pasteur et unique maître, s'est fait notre serviteur : imitons son exemple : Mettons-nous au service les uns des autres. Il n'y a pas de plus grand bonheur que de donner sa vie pour ceux qu'on aime ! Si l'Église est l'œuvre de tous, elle doit être aussi œuvre pour tous : c'est la raison même du Réaménagement pastoral lancé depuis plus d'une dizaine d'années. En raison de la fragilité de notre Presbyterium alsacien, moins nombreux pour assumer toutes les tâches qui lui étaient alors confiées, il fallut s'organiser pour que tous les chrétiens continuent de profiter de la vie de l'Église. C'est vraiment une logique de charité qui a prévalu dans le Réaménagement : quels étaient les besoins des chrétiens d'Alsace et quels étaient les moyens pastoraux dont nous disposions ? L'ajustement le plus solidaire possible entre besoins et moyens a donné le Réaménagement pastoral. Celui-ci ne garde tout son sens que dans cette

logique de charité et de service. Puissions-nous garder cette attention aux autres et à tous les autres, alors que s'achève la grande étape du Réaménagement Pastoral et que s'ouvre pour nous la nouvelle dynamique de l'évangélisation et de la mission !

3. Nous sommes complémentaires

Vous l'avez sans doute remarqué en devenant membres d'une Équipe d'Animation

Pastorale, vous avez été appelé, en raison d'une expérience que vous aviez, d'un talent que l'on vous connaissait, et bien sûr d'une disponibilité que vous avez manifestée. Pour beaucoup d'entre vous, l'acceptation d'une nouvelle tâche ne fut pas simple : aurai-je le temps ? Serai-je à la hauteur ? Les interviews entendus nous ont fait sentir vos interrogations, mais aussi votre foi en un Seigneur qui appelle et donne la grâce, et encore votre confiance en une communauté, une équipe où l'entraide serait de mise. Alors, vous avez accepté d'offrir votre talent et de rendre votre service en complémentarité de ceux d'autrui.

La constitution, au sein de nos communautés de paroisses, des Équipes

d'Animation Pastorale, découle, précisément, de cette complémentarité des fonctions et des talents : un prêtre, nommé par l'Évêque, exerce la fonction de curé. 5 à 7 autres membres participent à l'exercice de la charge pastorale de la Communauté de Paroisses confiée au curé. Ensemble, ils forment l'instance habituelle de gouvernement, de décision et de mise en œuvre. Chaque membre, précisent nos statuts, porte plus spécialement le souci d'une dimension de la vie de l'Église : célébration et prière, solidarités, annonce de la Parole de Dieu, moyens humains et matériels à se donner pour la mission, enfin information et communication… le

curé portant la charge de l'ensemble et veillant à la communion. Soulignons ici les trois fonctions essentielles, constitutives de la vie de l'Église : annoncer, célébrer, servir, fonctions présentes dans chaque EAP. Il ne saurait y avoir d'Église sans annonce ni accueil de la foi, sans prédication ni catéchèse, sans formation ni étude.

Il ne saurait y avoir d'Église si les croyants ne se rassemblaient pas pour célébrer

leur foi, et offrir leur vie en union à l'offrande eucharistique du Christ, si les chrétiens ne priaient pas et ne recevaient pas, dans la liturgie et les sacrements, la grâce du Seigneur.

Il ne saurait pas davantage y avoir d'Église sans service des autres et en particulier

des plus souffrants et des plus démunis. Les actes de charité sont –tout autant que les actes d'annonce ou de célébration de la foi– constitutifs de la vie de l'Église. La charité de Dieu est au cœur de notre vie ecclésiale.

Annoncer, célébrer et servir sont trois fonctions nécessaires à la vie de notre

communauté chrétienne, trois fonctions indispensables et indissociables. N'opposons pas ces fonctions, au risque d'en écarter l'une d'entre elles et de devenir des chrétiens hémiplégiques !

Si l'un de vous, dans l'EAP, est spécialisé dans la catéchèse, qu'il ne néglige pas

les actions de solidarité : sa parole n'en sera que plus crédible ! Si un autre est dans l'action caritative d'urgence, qu'il ne néglige pas la prière : son action n'en sera que plus féconde ! De cette importance des trois fonctions ecclésiales et de leur nécessaire complémentarité découlent alors pour notre Église catholique d'Alsace plusieurs soucis permanents et événements majeurs.

Au titre du service et de la charité : il convient de mentionner, après la grande

Fête Diocésaine de la Solidarité que nous avons célébrée, ici-même, il y a tout juste quatre ans, la Rassemblement national Diaconia auquel nous serons conviés à l'Ascension 2013. Dès

maintenant, dans nos zones pastorales et nos communautés de paroisses, nous sommes invités à nous découvrir frères de tous, proches ou lointains, et à contribuer à l'écriture d'un grand livre : livre des merveilles de la charité, en réponse à toutes nos fragilités humaines. Par la fraternité, rejoignons tous ceux qui sont dans la souffrance et la précarité. Au titre de la célébration et de la liturgie : toutes nos communautés sont invitées à poursuivre l'effort de la prière et de l'accueil de la parole de Dieu : beaucoup de groupes, depuis trois ans, ont repris l'habitude de débuter leur réunion par la prière et la lecture de la Parole de Dieu.

Nous devons veiller à revaloriser le dimanche, jour de prière et de rassemblement

des chrétiens, jour de repos et de fête familiale. Nous devons poursuivre notre effort de participation et d'animation de nos célébrations eucharistiques et enfin, comme nous y réfléchissons actuellement, nous devrons voir comment pourront se tenir régulièrement, dans nos églises, des réunions de prières, des assemblées de la parole de Dieu, des offices de vêpres… Au titre de l'annonce enfin, j'introduis, mais sans l'y enfermer, tant les trois fonctions de l'Église sont concernées, la grande dynamique pastorale de la nouvelle évangélisation. Après avoir vécu trois riches années autour de la Parole de Dieu, nous sommes invités, en écho à l'appel de notre Pape Benoît XVI en faveur "d'une nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne", à entrer dans cette démarche d'évangélisation. Cette démarche, nous la vivrons en continuité naturelle de la précédente qui nous faisait découvrir,

aimer, célébrer, pratiquer et annoncer la Parole de Dieu?. Nous la poursuivrons, à nouveau, selon une pédagogie triennale.

4. Nous sommes appelés à l'évangélisation

La Nouvelle Évangélisation n'est nullement jugement négatif de l'évangélisation

faite jusqu'alors avec tant de profit, mais invitation à réflexion et à discernement spirituel de l'état de nos communautés chrétiennes, du milieu socio-culturel post-moderne où nous vivons, des défis posés à notre foi, des attentes de nos contemporains, du trésor évangélique que nous avons à transmettre de façon appropriée… La démarche de Nouvelle Évangélisation est aussi confirmation de ce qui est bien, correction pragmatique de ce qui l'est moins, audace de ce qui

n'est pas encore, et enfin humilité face à l'Esprit du Seigneur qui transcende tous nos projets humains.

Si l'Évangélisation suppose bien évidemment que l'Évangile soit annoncé, cela

peut se faire de deux manières complémentaires : l'annonce explicite de la Bonne Nouvelle (proclamation, homélie, catéchèse…), mais aussi l'annonce implicite par l'attitude bienveillante, amicale et charitable des disciples du Christ. les gestes vrais valent plus que certains longs discours !

L'Évangélisation passe donc, à travers les trois "fonctions" de l'Église : l'annonce,

comme on l'a dit, mais aussi la célébration de la foi et le service de charité… Lors des célébrations, la communauté chrétienne est rassemblée. Le rassemblement n'a de sens que s'il est à la fois fervent pour Dieu et fraternel pour tous. Une communauté où l'on s'accueille, se salue et s'entraide, cette communauté fraternelle est évangélisatrice par elle-même, comme est évangélisatrice une liturgie belle et fervente qui introduit au mystère de Dieu.

La charité, elle aussi, est évangélisatrice, vous l'aurez bien compris. En effet, elle

participe de cette annonce implicite de la Bonne Nouvelle : à travers le service rendu à ses frères dans le besoin, le chrétien leur dit sans mots mais par des gestes suffisamment

éloquents, que Dieu les aime et que leur existence garde un grand prix : toute rencontre et tout service de charité évangélise chacun des partenaires : fécondité de l'amour de Dieu ! Telle devrait être l'évangélisation, dans sa constante nouveauté ! L'Évangile, Parole de Dieu, est bonne nouvelle pour tous les hommes, bonne nouvelle qui fait de nous non seulement des évangélisateurs, mais aussi et d'abord des évangélisés, des hommes et des femmes fécondés, éclairés, sanctifiés par l'Évangile. Prêtres, diacres, laïcs, membres de la vie consacrée, chacun de nous est donc concerné par cette grâce de l'Évangile, ce don de la Bonne Nouvelle. Avant d'annoncer, il nous faut entendre, avant de donner, il nous faut recevoir. Écoutons donc le Christ ! Accueillons-le, personnellement, comme un maître et un ami :

aujourd'hui, c'est le moment de nous poser, de prêter attention et de nous recueillir !

Pour soutenir cette rencontre personnelle avec le Christ, comme le vécurent les

apôtres et les premiers chrétiens, le "Numéro Spécial" de 2012 nous offrira une aide précieuse en nous faisant redécouvrir les Actes des Apôtres. De plus, des récollections seront largement proposées : aux prêtres, prêchées par les évêques, aux coopérateurs, diacres et acteurs en pastorale, organisées au sein des zones pastorales. Église, oeuvre de l'Esprit ! Église, oeuvre de tous, selon des talents et des fonctions complémentaires ! Église à évangéliser : c'est ce que nous voulons célébrer aujourd'hui, à travers le Rassemblement qui est le nôtre. C'est aussi ce que demain nous allons célébrer à travers la grande Visite Pastorale qui va commencer.

5. La Visite Pastorale réveille notre espérance

Cette Visite Pastorale est l'occasion de rappeler l'unité et la vitalité de notre

Église diocésaine. Elle inscrira toutes les rencontres dans la dynamique de l'évangélisation et des autres orientations diocésaines.

Toutes les communautés de paroisses, toutes les réalités pastorales, les services,

les mouvements, seront concernés. Les réalités de la société civile : l'éducation, la santé, la vie économique, la vie politique… ces réalités seront également prises en compte dans la visite. Un temps personnel de rencontre est prévu pour les personnes en activité pastorale, prêtres, diacres, coopérateurs et séminaristes. L'évêque visiteur animera une récollection pour les prêtres de la zone, et une autre pour les coopérateurs, diacres et laïcs en responsabilité pastorale.

On comprendra, à l'énumération de ces rencontres nombreuses et variées, qu'il faut du temps. C'est pourquoi nous avons prévu qu'un évêque visite une zone par an. Pour cette année pastorale, Mgr Kratz visitera la Zone Pastorale de Thur-Doller, et moi, celle de Strasbourg. En 2013, trois autres zones, puisque nous recevrons l'aide d'un second évêque auxiliaire. De même, en 2014, en 2015 et en 2016. Le diocèse est vaste avec ses 14 zones ! Ce qui fait que durant cinq ans, nous vivrons, par zones successives, la belle expérience de la Visite Pastorale, où nous nous rencontrerons en vérité. Nous parlerons des réalités difficiles ou heureuses de nos vies avec simplicité et confiance. J'espère que nos dialogues, à l'exemple de ceux du Christ avec ses contemporains sur les routes de Palestine, aideront à comprendre le sens de nos existences, des épreuves à traverser et des fécondités à soutenir. Puissions-nous découvrir le travail discret, mais réel, de

l'Esprit Saint, dans nos épaisseurs humaines, et constater, finalement, que la foi, l'espérance et la charité, sont bien plus fortes que nos résistances et que nos peurs !

Prions donc pour que cette Visite Pastorale soit, pour notre diocèse et pour chacun

de ses membres, un signe de communion et une invitation à l'espérance !

Frères et soeurs, au terme de mon long propos de ce jour, il me reste à vous

remercier tous, très cordialement. Oui, merci d'être venus et d'être là, si disponibles ! Merci de repartir, comme le Christ nous y invite : "Allez donc ! De toutes les nations, faites des disciples… Allez, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde !"

Frères et soeurs, au nom du Christ, je vous envoie ! Allons ensemble, avec la joie et l'assurance de son Esprit !

+ Jean-Pierre GRALLET

Archevêque de Strasbourg