Coeur du Sundgau > Lire un article > DOSSIER : Le dimanche !
le 09/03/2016 à 11:32
Rencontres pour la préparation au Baptême -
Les parents ayant un projet de Baptême pour leur enfant sont invités à s'inscrire au Presbytère de Hirsingue et à participer à une rencontre, les premiers mard...
le 08/04/2014 à 19:48
A SAVOIR ! - Renseignements Pratiques
  Quelques RENSEIGNEMENTS PRATIQUES   PERMANENCES au Presbytère de HIRSINGUE :     mardi après-midi, de 15 H à 17 H     mercredi...

LES PAROISSES
ORGANISATION GENERALE DE LA PAROISSE
EGLISE
Des Gestes pour le Baptêmes
Démarche à faire pour le Baptême
BENEDICTIONS ARBRES de la RECONNAISSANCE
RENTREE SCOLAIRE 2013-2014
LA REGLEMENTATION FUNERAIRE
CHRONIQUES PASTORALES
CHRONIQUES PASTORALES 2
LES PAROISSES !
LA VIE PAROISSIALE 2
MCR Mouvement Chrétien des Retraités
LA COMMUNAUTE DE PAROISSES
OBSEQUES en COURS sur la Communauté
DYNAMIQUE DIOCESAINE
PASTORALE des ENFANTS
CONCILE VATICAN II - 50 ans
LE MARIAGE !
LE BAPTEME en Eglise
PASTORALE de la SANTE
INFORMATIONS PASTORALES
LETTRE PASTORALE de notre Archevêque
EAP EQUIPE ANIMATION PASTORALE
LES SACREMENTS
LA VIE PAROISSIALE
BOUGE TON EGLISE
HOMMAGE à nos BENEVOLES !!!
LA PASTORALE DES JEUNES
LE SAVIEZ VOUS ?
CARITAS Equipe Locale
ART SACRE FELDBACH
AIR du TEMPS ?
LITURGIE
Servants d'Autel / enfants de Choeur....
CONSEILS de FABRIQUE
CPM CENTRE de PREPARATION aux MARIAGES Haut Rhin
CITATIONS du MOIS !
JEAN PAUL II
CMR CHRETIENS en MONDE RURAL
PRIERES pour Aujourd'hui !
HISTOIRE du DIOCESE de STRASBOURG
SOUVENIRS
ARCHIVES
DOSSIER : Le dimanche !      

LE DIMANCHE :


Que signifie ce mot ? En français et dans les langues romanes (italien, espagnol, portugais…), le mot dérive du latin dies dominicus ou jour du Seigneur, lui-même traduit du grec ( kuriakè hèméra ). En anglais (Sunday), en allemand (Sonntag) et dans d’autres langues germaniques, le terme, qui veut dire « jour du soleil », garde la trace des cultes païens. En dépit de ces origines, les premiers chrétiens, notamment saint Justin (lire le Décryptage page suivante), n’ont eu aucun mal à conserver ce symbolisme du soleil le jour où ils se rassemblaient pour célébrer Celui qui s’est défini comme la lumière du monde (Jean 8,12).

Que dit la Bible du jour du Seigneur ? Dans l’Ancien Testament, l’expression « jour de Yahweh », ou parfois « jour du Seigneur », signifie que Dieu est Seigneur de l’histoire et qu’au jour annoncé par les prophètes il triomphera de ses ennemis (Isaïe 2, 6-11 ; Amos 5, 18 sq…). Le Nouveau Testament proclame qu’en Jésus intervient le jour du « Fils de l’homme » annoncé par le prophète Daniel (Lc 17, 24 sq ; Mt 24, 36-39). L’Apocalypse de Jean parle du « jour du Seigneur » en évoquant la fin des temps (Ap 1, 10). Le Christ reviendra un jour dans la gloire, mais par sa mort et sa Résurrection, il a déjà inauguré le Règne de Dieu, son « jour » nous est déjà présent. Les disciples du Christ, dit saint Paul, sont déjà « fils de la lumière, fils du Jour  » (1  Th 5, 1-5). Ainsi, chez les premiers chrétiens, l’expression « jour du Seigneur » signifie aussi bien l’annonce du retour en gloire du Christ (la parousie) que la commémoration du triomphe de Pâques. « Faire usage de ce titre pour désigner le dimanche revenait à proclamer la victoire de Jésus sur tous les autres ‘‘seigneurs’’ de cette époque, plus particulièrement sur les empereurs romains, qui prétendaient être des dieux et persécutaient les chrétiens. » (1). La tradition a aussi appelé le dimanche le « huitième jour », celui d’une création nouvelle inaugurée par la Résurrection. 

« Faire usage de ce titre pour désigner le dimanche revenait à proclamer la victoire de Jésus sur tous les autres “seigneurs” de cette époque. »

 



© La Croix

Comment a débuté la célébration du dimanche ?

Le Christ ressuscité était apparu aux femmes « le premier jour de la semaine, de grand matin » , puis le même jour aux disciples d’Emmaüs, aux Onze (Lc 24, 1-43), et encore « huit jours plus tard » à Thomas réuni avec les disciples à Jérusalem (Jn 20, 26-29). On sait par saint Paul (1 Co 16, 2) et par les Actes des Apôtres que les premiers chrétiens se rassemblaient en ce « premier jour de la semaine » (le lendemain du sabbat juif ) pour fêter la Résurrection. Il ne s’agissait pas de détrôner le sabbat, mais de fêter l’événement de Pâques, victoire définitive sur la mort. Un passage étonnant des Actes (Ac 20, 7-12) laisse à penser que les célébrations primitives se tenaient peut-être dans la nuit du samedi au dimanche, les juifs comptant les jours d’un coucher de soleil à l’autre. Au début du IIe siècle, un décret de l’empereur Trajan interdisant les réunions suspectes le soir, le rite eucharistique commence à être célébré le dimanche matin avant l’aube, le « jour du soleil » étant, dans l’empire, un jour de travail ordinaire.

Quelle est l’histoire du repos dominical ?

Si le rassemblement hebdomadaire pour célébrer l’eucharistie remonte aux premières années du christianisme, la tradition du repos du dimanche est plus tardive. Les premiers disciples étant juifs, ils ont d’abord continué à observer le sabbat, jour consacré à Dieu où l’on ne devait pas travailler (Ex 20, 8-11). Mais les baptisés de la primitive Église n’étaient pas libérés de l’obligation de travailler le dimanche. En 321, l’empereur chrétien Constantin introduit dans tout l’empire romain, pour les magistrats et les habitants des villes, un repos hebdomadaire, « le jour vénérable du soleil » , dont le culte est alors très populaire. Cette législation civile, qui facilite la vie des chrétiens encore minoritaires à l’époque, servira de socle à la législation chrétienne à venir sur ce sujet. D’autres lois civiles interdisent bientôt les spectacles théâtraux, les courses de chars et, plus tard, les tournois… Parallèlement, la discipline ecclésiale se renforce. Un concile de la fin du VIe siècle prévoit des punitions sévères pour ceux qui travaillent ce jour-là. L’idée est d’interdire toute « œuvre servile » (à l’exception de la préparation des aliments), tout travail empêchant d’assister à la messe ou toute activité troublant la sainteté du jour. En 789, Charlemagne édicte des règles précises interdisant tout travail ce jour-là. Pendant des siècles, la chrétienté vivra au rythme des célébrations et du repos du dimanche. Le repos dominical est supprimé en 1792 en France. Il est rétabli au début du XIXe siècle pour les fonctionnaires, mais les employés du commerce, les artisans, les ouvriers n’en bénéficient guère. La loi de 1906 l’étend à tous les employés de l’industrie et du commerce (toujours pas aux employés de maison ni aux ouvriers agricoles) mais il s’agit d’une loi sociale, qui n’a plus rien de religieux. Le dimanche s’est sécularisé. 

Quel est son sens aujourd’hui ?

Comme a rappelé le concile Vatican II, « les fidèles doivent se rassembler (le dimanche) pour que, entendant la Parole de Dieu et participant à l’Eucharistie, ils fassent mémoire de la passion, de la résurrection et de la gloire du Seigneur Jésus, et rendent grâces à Dieu (…). Aussi le jour dominical est-il le jour de fête primordial qu’il faut proposer et inculquer à la piété des fidèles, de sorte qu’il devienne aussi jour de joie et de cessation de travail. » (2) Le repos dominical, qui doit permettre au chrétien de sanctifier, de sacraliser ce jour, a un sens qui va au-delà de la seule ritualisation du dimanche. « Que les chrétiens qui disposent de loisirs se rappellent leurs frères qui ont les mêmes besoins et les mêmes droits et ne peuvent se reposer à cause de la pauvreté et de la misère, rappelle le Catéchisme de l’Église catholique. Le dimanche est traditionnellement consacré (…) aux humbles services des malades, des infirmes, des vieillards. Les chrétiens sanctifieront encore le dimanche en donnant à leur famille et à leurs proches le temps et les soins, difficiles à accorder les autres jours de la semaine. Le dimanche est un temps de réflexion (…) qui favorise la croissance de la vie intérieure et chrétienne. »

(1) Guide des coutumes et traditions catholiques , de Greg Dues, Bayard 2004. (2) Constitution Sacrosanctum Concilium sur la Sainte Liturgie, n° 106.

Les Evêques à LOURDES 2011

« …Les travaux accomplis sur les Rassemblements dominicaux nous ont permis de réaffirmer le sens de la célébration du dimanche par la participation effective à la Messe. Nous savons que les membres de notre Église n'ont pas encore tous pris également la mesure des contraintes nouvelles qui découlent de la baisse de population dans certains secteurs ruraux et de la surcharge excessive du service dominical pour beaucoup de prêtres. C'est pourquoi nous nous réjouissons de constater que dans de nombreux diocèses la Messe célébrée en un lieu central (un lieu fixe, à heure fixe) pour plusieurs communautés locales permet une meilleure qualité de célébration et développe une expérience communautaire plus riche. Nous appelons tous ceux qui le peuvent à proposer leur aide pour assurer les déplacements nécessaires et nous encourageons les équipes qui préparent ces liturgies à poursuivre leurs efforts pour en améliorer la beauté et la qualité spirituelle.
C'est dans l'offrande sacramentelle du sacrifice du Christ que se fonde et se fortifie la vie d'une communauté chrétienne. C'est par notre participation régulière à la Messe du dimanche que nous exprimons notre appartenance à notre Église et que nous unissons tous les aspects de notre existence à l'amour de Dieu. Nous y recevons sa Parole comme lumière sur notre route et nous y accueillons le Pain de Vie offert par le Christ pour nous unir à lui. Sans cette assemblée dominicale, l'Église dépérit et faillit à sa mission envers tous les hommes. La fête du dimanche en un lieu central ne doit pas se traduire par un abandon des églises de nos villages. Elle rend d'autant plus importante notre capacité à « habiter » toutes nos églises. Nous appelons les chrétiens de chaque village qui en ont la possibilité pratique au cours des jours ouvrables à les rendre vivantes par des réunions de prière fréquentes à leur initiative.
En appelant à un renouveau du dimanche, nous contribuons à libérer l'homme de l'idolâtrie de la consommation, nous l'invitons à renforcer les liens familiaux et sociaux, nous travaillons à la défense et à la promotion d'un rythme commun dans la société. Sur ces objectifs, nous nous retrouvons avec beaucoup de gens qui ne partagent pas notre foi. Pour notre part, en célébrant le Créateur, nous avons conscience de rappeler à tous le sens de la modération et de la responsabilité vis-à-vis de la création dont nous sommes gérants et non pas possesseurs.

Mgr VINGT-TROIS Evêque Cardinale de Paris – extraits du discours de clôture Lourdes 9 novembre 2011

DÉCRYPTAGE PATRIMOINE • Le jour du soleil

« Le jour du soleil, comme on l’appelle, tous ceux qui habitent les villes ou les campagnes se réunissent dans un même lieu, et on lit les récits des Apôtres ou les écrits des prophètes, selon le temps dont on peut disposer. Quand le lecteur a fini, celui qui préside fait un discours pour exhorter à l’imitation de ces sublimes enseignements. Ensuite, nous nous levons tous et nous prions ; et, comme nous l’avons dit, la prière terminée, on apporte du pain, du vin et de l’eau, et celui qui préside fait les prières et les actions de grâces avec la plus grande ferveur. Le peuple répond : Amen, et la distribution et la communion générale des choses consacrées se fait à toute l’assistance ; la part des absents leur est portée par les diacres. Ceux qui sont dans l’abondance et veulent donner font leurs largesses, et ce qui est recueilli est remis à celui qui préside, et il assiste les veuves, les orphelins, les malades, les indigents, les prisonniers et les étrangers. (…) Si nous nous rassemblons le jour du soleil, c’est parce que ce jour est celui où Dieu, tirant la matière des ténèbres, commença à créer le monde, et aussi celui où Jésus-Christ notre Sauveur ressuscita d’entre les morts ; car les Juifs le crucifièrent la veille du jour de Saturne (du samedi) , et le lendemain de ce jour, c’est-à-dire le jour du soleil, il apparut à ses disciples, et leur enseigna ce que nous avons livré à vos méditations. » Saint Justin, philosophe et martyr, 1re Apologie (vers 150).

LE MOT • Shabbat Le mot signifie « cessation ». Il désigne aussi le samedi, dernier jour du calendrier hébraïque. Le shabbat est mentionné dans la Genèse : Dieu chôme le septième jour de la Création (Gn 2, 1-3). Le cinquième commandement du Décalogue reçu au Sinaï par Moïse en fait à nouveau mention : « Tu te souviendras du jour du shabbat pour le sanctifier. » (Ex 20, 8-11). Du vendredi au coucher du soleil et jusqu’au samedi soir, les juifs s’abstiennent de toute activité pour se consacrer à la prière. Ils reconnaissent ainsi leurs limites et leur dépendance envers Dieu. La Torah précise les trois activités prohibées : labourer, moissonner (Ex 34-21), faire du feu (Ex 35, 3). Les docteurs de la Loi en ont augmenté le nombre. Aujourd’hui, selon le courant auxquels ils appartiennent, les juifs respectent plus ou moins scrupuleusement ces prescriptions. Jésus, qui pratiquait le shabbat, s’était élevé contre les aspects formalistes imposés par les docteurs de la Loi (Mt 12, 1-14, Mc 2, 27…)

©LA CROIX samedi 5 et dimanche 6 novembre 2011