Coeur du Sundgau > Lire un article > VIrage de notre Vie : REALITE !!!
le 29/10/2017 à 21:36
Visite pastorale autour de la tente de la Rencontre - A HIRTZBACH, du 17 au 23 SEPTEMBRE 2018
Rencontres sous la Tente de la Rencontre, du lundi au vendredi. Le curé vous attend, pour vous écouter et échanger avec vous. Rencontres avec les visiteurs de malades, aidants, ....
le 04/09/2017 à 20:20
Semaine Pastorale - Autour de la Tente de la rencontre
Votre curé passe une semaine chez vous. Pour partager du temps avec vous / Pour vivre tout simplement avec vous / Pour se donner un temps pour vous, avec vous. Pourquoi? Pour nous retrouver, ...

LES PAROISSES
ORGANISATION GENERALE DE LA PAROISSE
EGLISE
Des Gestes pour le Baptêmes
Démarche à faire pour le Baptême
BENEDICTIONS ARBRES de la RECONNAISSANCE
RENTREE SCOLAIRE 2013-2014
LA REGLEMENTATION FUNERAIRE
CHRONIQUES PASTORALES
CHRONIQUES PASTORALES 2
LES PAROISSES !
LA VIE PAROISSIALE 2
MCR Mouvement Chrétien des Retraités
LA COMMUNAUTE DE PAROISSES
OBSEQUES en COURS sur la Communauté
DYNAMIQUE DIOCESAINE
PASTORALE des ENFANTS
CONCILE VATICAN II - 50 ans
LE MARIAGE !
LE BAPTEME en Eglise
PASTORALE de la SANTE
INFORMATIONS PASTORALES
LETTRE PASTORALE de notre Archevêque
EAP EQUIPE ANIMATION PASTORALE
LES SACREMENTS
LA VIE PAROISSIALE
BOUGE TON EGLISE
HOMMAGE à nos BENEVOLES !!!
LA PASTORALE DES JEUNES
LE SAVIEZ VOUS ?
CARITAS Equipe Locale
ART SACRE FELDBACH
AIR du TEMPS ?
LITURGIE
Servants d'Autel / enfants de Choeur....
CONSEILS de FABRIQUE
CPM CENTRE de PREPARATION aux MARIAGES Haut Rhin
CITATIONS du MOIS !
JEAN PAUL II
CMR CHRETIENS en MONDE RURAL
PRIERES pour Aujourd'hui !
HISTOIRE du DIOCESE de STRASBOURG
SOUVENIRS
ARCHIVES
VIrage de notre Vie : REALITE !!!      

Virage

Premier soir dans l’ailleurs. Premier choc. Près de la maison une route pentue, sinueuse, étroite, assez fréquentée. Les pompiers sont venus très vite du village voisin. Gyrophares, circulation bloquée, voisins accourus et posant la question, essoufflés : « Qu’est-ce qui se passe ? » Il suffit, hélas ! de regarder de près (pas trop près tout de même). Deux voitures se sont heurtées de front. Et heurter, le mot est faible. L’une des deux est dans le fossé gauche, pas trop abîmée. L’autre semble en bouillie, sur la droite de la route.

Avec des pinces énormes on procède à la « désincarcération ». « Combien ils sont ? » « Deux, deux jeunes, deux frères, dont le conducteur. Vingt ans et seize ans. » Sur la lunette arrière on distingue le fameux « A » des apprentis conducteurs. L’auto est ancienne, une quinzaine d’années sans doute. Un de ces bolides bruyants, peu chers sur le marché de l’occasion, que les jeunes affectionnent parce qu’ils roulent encore vite. C’est leur vie, leur monde clos, leur repaire roulant. « Il y avait une fille à droite du conducteur, elle est sortie sans difficulté. » Des explications s’esquissent : « Il a coupé le virage. »

Arrivent de nouveaux véhicules de pompiers, de gendarmerie, du Samu. On en comptera jusqu’à sept. Le maire viendra un moment, comme il est d’usage. Plus tard un hélicoptère se posera dans un champ pour évacuer le blessé le plus touché. Sur la route, alentour, l’ambiance est grave, électrique. On entend des injures. Des adolescentes en pleurs sont consolées par d’autres. Un jeune homme va et vient, plein de paroles menaçantes. « Je le tuerai, je le tuerai. » Un commerçant commente sèchement : « Ils l’ont bien cherché. »

On dirait que tout le monde se connaît, les proches ayant été rameutés par les portables. La conductrice de la voiture « victime » est d’ici, le conducteur de la voiture « coupable » est d’un village proche de quelques kilomètres. Un père, alerté par portable, comme la plupart des autres, tente de calmer sa fille qui tremble et sanglote. Il lance : « Il faudra qu’on s’explique sérieusement. » Bêtise tournant au tragique ? Quatre blessés, « dont deux graves », dit le journal le lendemain qui conclut par la formule habituelle : « Les gendarmes ont interrompu la circulation le temps des opérations de secours et ont procédé aux constatations d’usage. »

Le lendemain la route a retrouvé son air habituel avec de vagues traces au sol. Sur ses flancs, les bois indifférents continuent de pousser et, plus haut, les champs patientent dans l’attente des moissons. Les blessés sont soignés à l’hôpital. Des voitures foncent et l’on en voit qui, en effet, coupent les virages. On aurait envie de les arrêter pour leur raconter.

Bruno FRAPPAT Journal LACROIX du 24 juin 2011