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©JOURNAL LA CROIX - samedi 28, dimanche 29 mai 2011

Vatican II, cinquante bougies et deux pépites par Alain Weidert, Chalvron

 

Vatican II recèle de l’inexploré, des pépites enfouies que les paroles d’Isaïe, toujours pertinentes, nous incitent à découvrir : « Maintenant je te fais entendre des nouveautés mises en réserve que tu ne connaissais pas. C’est maintenant qu’elles sont créées (…) et tu ne les avais jamais entendues, pour éviter que tu dises : “Vu ! Je les connaissais !” » (Is 48, 6-7). Pour les cinquante ans du Concile, deux de ces pépites pourraient être invitées d’honneur. La première concerne la conception du salut de l’homme, de sa rédemption par contraste avec les convictions sacrificielles d’un passé chrétien tout récent. «… c’est son humanité, dans l’unité de la personne du Verbe, qui fut l’instrument de notre salut. C’est pourquoi dans le Christ “est apparue la parfaite rançon de notre réconciliation, et en lui la plénitude du culte divin est entrée chez nous” » (SC 5). Affirmation ne mettant pas ici l’accent sur la souffrance réparatrice ou sur le sacrifice de supplication faisant efficacement plier le Divin, comme « instruments de notre salut », ni

sur le sang versé en tant que tel. Ici le salut n’est pas octroyé suite à une réparation effectuée par un coupable ou son substitut, voire par une satisfaction apportée au Divin pour apaiser son courroux, sa colère. (1) C’est plutôt dans « l’unité » mentionnée de l’humanité et de la personne du Verbe, uni té dans la personne du Christ Jésus, qui est cette convergence même, que se trouve le salut et qu’ainsi la plénitude du nouveau « culte divin » entre chez nous. Là serait la « parfaite rançon », qui n’en est plus une au sens de dette de justice épongée ou de réparation payée. « Christ le principe du salut » (LG 17). Dans cette articulation de l’humain et du divin, leur entretien (cf. DV2), leur accouplement conjugal en chaque homme, palpite la différence chrétienne, sa majeure, le principe enthousiasmant de « notre salut », de notre plénitude. Oserions-nous dire la satisfaction même de Dieu ? La seconde pépite dévoilée concerne le mystère de l’homme, la révélation de ce qui advient aux baptisés. L’Église, par la prédication et par le baptême, « engendre, à une vie nouvelle et immortelle, des fils conçus du Saint-Esprit et nés de Dieu » (LG 64). Baptisés conçus eux aussi du Saint-Esprit. Leur naissance baptismale serait comme pour Jésus-Christ de conception virginale. Y aurait-il alors en chaque baptisé un autre moi que moi, inconnu de moi (différent mais pas extérieur) qui permettrait la fécondation christique, la naissance Christ de chacun (cf. Gal. 2, 20) ?

Quelle est cette rencontre, là aussi conjugale, qui concerne les baptisés en leur intimité et les manifeste comme « fils » avec le Fils, « rendus semblables au Christ » (LG 7) ? Vatican II précise : « Nouvel Adam, le Christ…manifeste pleinement l’Homme à lui-même… » (GS 22). L’homme pleinement manifesté à lui-même, assumé non phagocyté, non envahi ni inféodé à une tutelle, l’est « dans le Christ ». Il naît Christ dans la donation (cf. GS 10, 1) et l’acceptation de ce Nom, Christ. Le baptisé nouveau est arrivé. La révélation du mystère christique de l’humain se profile comme le mobile certain et nécessaire d’une « Nouvelle Évangélisation » (2) : voici l’homme ! (3). Innovation dans la sainteté, l’homme est l’advenir du Christ ! La réception par les baptisé(e)s de ces deux pépites aux richesses croisées donne à penser, à se charpenter, à se motiver. Ne seraient-elles pas le présupposé à toute réforme pertinente de l’Église, structurelle et fonctionnelle ? N’induisent-elles pas une requalification du baptisé qui, ainsi authentifié, restauré (nourri) par cette christologie et équipé de promesses et de sens, pourrait s’investir en conséquence dans une « Nouvelle, nouvelle Évangélisation » ? Émergence d’un humanisme christique, d’un alterchristianisme qui, par paroles et gestes encore à créer, contribuerait à manifester et à célébrer, dans l’humble quotidien, le Mystère conjugal de Dieu et de l’Homme, conjoints. Notre Dieu est échange (amour) et conjugalité ! (1) Cf. le leitmotiv subtil et subversif du dernier livre de Benoît XVI, Jésus de Nazareth n° 2 (Éd.du Rocher) : la fin des sacrifices (p. 56) ; leur remplacement définitif par la Parole (p. 265), par la Vérité (p. 112)… qui dépasse, en visée de perfection, tous les rites de purification des péchés (p. 77, 81) ; l’introduction au culte véritable qu’est l’homme vivant (p 269). (2) Thème du Synode d’octobre 2012 qui marquera les cinquante ans de l’ouverture du concile Vatican II. (3) « Une nouvelle dimension de l’être-homme » idem p. 278. Identification du baptisé au Christ. p. 84, 93, 121, 172, 228.

 

La révélation du mystère christique de l’humain se profile comme le mobile certain

et nécessaire d’une « Nouvelle Évangélisation ».