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Les attitudes à la messe !      

les attitudes des fidèles à la messe

par BÉATRICE BAZIL journal La Croix du samedi 5 février 2011

Les fidèles accomplissent des gestes porteurs d’un profond sens symbolique. Explication et évolution

Pourquoi se tient-on debout, à genoux, assis ?

La position normale du chrétien à la messe est de se tenir debout. C’est l’attitude liturgique la plus ancienne, qui a prévalu pendant presque tout le premier millénaire (1). Être debout est un signe de respect, mais le sens symbolique va bien au-delà. L’un des verbes grecs rendant compte de la résurrection du Christ ( anistèmi ) veut dire littéralement « se lever ». Les disciples du Christ sont des hommes debout, en marche vers la vie éternelle. Aujourd’hui, on se tient debout lorsque le célébrant monte vers l’autel, lors de proclamation de l’Évangile, pendant le Credo, la prière universelle, du début de la prière eucharistique jusqu’au « Notre Père » et à la communion, ainsi qu’au moment de la bénédiction et de l’envoi.

L’agenouillement pendant la prière a toujours existé. Le Nouveau Testament nous montre Paul à genoux avec les chrétiens à Millet (Ac 20, 36). Dans la culture païenne, c’était la position du serviteur, de l’esclave. En mémoire de la Résurrection, le concile de Nicée (325) interdit de s’agenouiller le dimanche et pendant la cinquantaine pascale. L’agenouillement fut d’abord réservé aux jours de jeûne. Peu à peu introduit dans la liturgie, il est devenu une attitude de pénitence, de respect, de supplication, d’adoration.

Au début du IX siècle, c’était l’attitude courante des laïcs à la messe, sauf pendant l’Évangile. Vers l’an mille, les chrétiens prirent aussi l’habitude de s’agenouiller pour communier dans la bouche. Cette position a beaucoup régressé depuis la réforme liturgique du concile Vatican II (1962-1965) au profit de la station debout. Mais les normes liturgiques prévoient toujours la possibilité de s’agenouiller au moment du récit de la Cène.

La position assise est assez récente. Chaises et bancs n’ont fait leur apparition qu’au XVI siècle en Occident et de nombreuses églises d’Orient n’en ont pas (2). S’asseoir à la messe n’a pas pour simple but de se reposer ! C’est un moment d’écoute et d’intériorité. Dans l’Évangile, Marie s’assied aux pieds du Seigneur « pour écouter sa parole » (Lc 10, 39). À la messe, on s’assied pour les lectures autres que l’Évangile, pour l’homélie, pendant la préparation des offrandes et après la communion.

Quand fait-on le signe de croix ?

Le grand signe de la croix tracé sur le front, la poitrine et les deux épaules, est relativement tardif. Il est très présent dans la liturgie orthodoxe. Nombreux dans le passé, les signes de croix ont été limités par la réforme liturgique catholique à quatre moments clés de la messe : au début de la célébration, avant l’Évangile, à la première épiclèse par le prêtre (invocation de l’Esprit sur les offrandes) et à l’envoi pour la bénédiction.

Dans l’Église primitive, on traçait une petite croix avec le pouce notamment sur le front des catéchumènes pour les bénir, mais aussi sur le pain et le vin. Cette façon de se signer avec le pouce, sur le front, la bouche et le cœur, ne se retrouve aujourd’hui à la messe qu’avant la proclamation de l’Évangile ; elle signifie : « Que ta Parole, Seigneur, soit dans mon esprit pour que je la comprenne, sur mes lèvres pour que je l’annonce, dans mon cœur pour que je la vive. »

Que signifie le geste de paix ?

Avant la communion, le prêtre ou le diacre peut inviter les fidèles à échanger par un signe la paix du Christ. Le « baiser de paix » existait déjà à Rome au milieu du II siècle (cf. la 1 Apologie de saint Justin), mais il intervenait avant le début de la prière eucharistique, comme cela se fait encore en Orient. Ce moment correspondait à la parole du Christ « Va d’abord te réconcilier avec ton frère » (Mt 5, 23-24). En Occident, le rite a été déplacé avant la come munion vers le V siècle. Il fut longtemps réservé au célébrant et aux clercs réunis dans le chœur. Vatican II a rendu ce beau geste à toute l’assemblée. « Ce n’est pas le geste de gens contents de se retrouver et qui se congratulent, précisait le cardinal Lustiger. Saisis par le Christ qui nous donne sa paix, et réunis en un seul corps avec ceux qui nous sont donnés comme frères, nous devenons artisans de paix » (3). En 2007, dans son exhortation après le Synode sur l’Eucharistie, Benoît XVI a rappelé que ce geste doit rester sobre, et demandé d’étudier la possibilité de le ramener, selon la coutume antique, avant la présentation des dons à l’autel (4).

Quels sont les autres gestes significatifs ?

Les fidèles accomplissent plus ou moins spontanément de nombreux autres gestes pendant la messe : ils se frappent la poitrine en signe de contrition, comme le faisait le collecteur d’impôts de l’Évangile (Lc 18, 13) ou encore les témoins de la crucifixion de Jésus (Lc 23, 48). Ils retrouvent le geste antique, souvent peint dans les catacombes, de lever les mains vers le ciel en récitant le « Notre Père ». Certains font, en signe de respect, une génuflexion, ou inclinent la tête, avant de rejoindre leur place ou de communier…

Tout au long des siècles, l’Église a eu le souci de donner un sens profond aux gestes rituels des fidèles : « Lorsque tu t’avances, ne marche pas les mains grandes ouvertes devant toi, les doigts écartés, recommandait déjà Cyrille de Jérusalem au IV siècle, mais fais de ta main gauche un trône pour la droite qui doit recevoir le Roi ; puis recourbe en creux la paume de celle-ci et prends possession du Corps du Christ en disant “Amen” »…

(1) Greg Dues, Guide des traditions et coutumes catholiques, Bayard 2004. (2) Arnaud Join-Lambert, Guide pour comprendre la messe, Mame 2002. (3) Jean-Marie Lustiger, La messe, Bayard 2009. (4) Sacramentum Caritatis49, note 150. Voir également un dossier dans La Croix du 26 au 27 janvier 2008 consacré à l’histoire des gestes dans la liturgie.