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le 29/10/2017 à 21:36
Visite pastorale autour de la tente de la Rencontre - A RUEDERBACH, du 30 Avril au 6 Mai 2018
Rencontres sous la Tente de la Rencontre, du lundi au vendredi. Le curé vous attend, pour vous écouter et échanger avec vous. Rencontres avec les visiteurs de malades, aidants, ....
le 04/09/2017 à 20:20
Semaine Pastorale - Autour de la Tente de la rencontre
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A PROPOS..une paroisse ?      

Qu’est-ce qu’une paroisse ? LA CROIX du 3 sept 2011

Avant de désigner un territoire, la paroisse se définit par la communauté de fidèles qui la compose : aux termes du Code de droit canonique de 1983, elle est une « communauté précise de fidèles qui est constituée d’une manière stable dans une Église particulière, et dont la charge pastorale confiée au curé, comme à son pasteur propre, sous l’autorité de l’évêque diocésain » (canon 515).

La logique géographique de la paroisse territoire, qui prévalait depuis le concile de Trente (XVIe siècle), a donc subi un déplacement depuis Vatican II : la paroisse s’organise désormais autour de la vie d’une communauté, la nouvelle définition mettant davantage que dans le passé l’accent sur la responsabilité évangélisatrice de tous les baptisés, et non du seul clergé. « En règle générale », cependant, la paroisse est bel et bien « territoriale », ce qui signifie qu’elle « comprend tous les fidèles du territoire donné » (can. 518) et se met au service de tous les habitants du territoire. Rome considère que les fidèles n’ont pas à se regrouper selon leurs affinités, mais à s’accueillir en voisins et en frères, manifestant ainsi la vocation « catholique » (universelle) de l’Église. La règle connaît des exceptions : là où le besoin s’en fait sentir, on peut constituer des paroisses dites « personnelles », selon les particularités des fidèles appelés à les fréquenter : rite, langue, nationalité…

Quelles sont ses fonctions ?

La paroisse doit rendre présente, visible et agissante l’Église universelle en un lieu particulier. Elle est « le dernier degré de la localisation de l’Église ; c’est, en un certain sens, l’Église elle-même qui vit au milieu des maisons de ses fils et de ses filles. » (1) Ses fonctions peuvent être regroupées en trois rubriques :

La mission d’évangélisation (prédication, formation…). La paroisse reste le lieu privilégié de l’initiation chrétienne, aussi bien pour les adultes (catéchumènes) que pour les jeunes. À côté de la famille, de l’école et des divers mouvements, « sans monopoliser et sans uniformiser, la paroisse demeure le lieu privilégié de la catéchèse » (2).

La célébration de la liturgie et des sacrements. La paroisse initie les fidèles à la vie liturgique, les rassemble pour la célébration régulière de l’Eucharistie et leur propose les différents sacrements et sacramentaux qui jalonnent les étapes de la vie. Elle répond aux demandes de ceux qui se sentent en marge de l’Église mais viennent la solliciter à l’occasion d’un événement personnel (mariage, funérailles…).

Les services caritatifs et de solidarité. Comme toute l’Église, la paroisse a le souci des plus pauvres, dans son environnement proche comme dans le reste du monde. Elle rappelle à chaque fidèle le devoir de se faire le prochain de ceux qui souffrent. Selon ses effectifs et ses moyens, elle organise des services de proximité et suscite des groupes qui participent aux grands mouvements chrétiens de solidarité.

Pour quels types de « services » la consulter ?

Se préparer au mariage, prévoir un baptême, inscrire des enfants au catéchisme, rechercher un groupe de scoutisme, organiser des funérailles, demander le sacrement de réconciliation, solliciter la visite d’un prêtre auprès d’un malade, demander une intention de messe… ce sont quelques-uns des services traditionnels pour lesquels tout fidèle peut s’adresser à la paroisse, même s’il ne la fréquente pas régulièrement. En sens inverse, c’est aussi à la paroisse que l’on remet chaque année le « denier du culte », ensuite transmis par le curé au diocèse.

Mais la p a r o i s s e ayant vocation à être avant tout une communauté, elle ne peut se contenter d’être une distributrice de services. La « logique de guichet » doit céder la place à une logique d’engagement dans laquelle chaque fidèle trouve peu à peu sa place. Groupes de réflexion ou de formation, groupes de prière, services d’entraide, permanences d’accueil, équipes liturgiques, accompagnement des funérailles, responsabilité de catéchèse… chacun est appelé à jouer un rôle en fonction de son charisme propre et des missions que souhaite lui confier le curé. Depuis Vatican II, l’Église encourage clairement la participation des laïcs à l’animation pastorale des paroisses. Le Code de droit canonique, qui a officialisé la création, « si l’évêque diocésain le juge opportun », d’un « Conseil pastoral » consultatif auprès du curé (can. 536), fait obligation à chaque paroisse d’avoir un « Conseil pour les affaires économiques » au sein duquel des fidèles aident le curé à administrer les biens de la paroisse (can. 537).

Comment savoir de quelle paroisse on dépend ?

Pour le droit de l’Église et toutes les démarches concernant notamment les baptêmes et les mariages, les fidèles dépendent de la paroisse où ils résident de façon habituelle depuis un mois environ. Chacun peut savoir de quelle paroisse il dépend en contactant le secrétariat de la paroisse la plus proche ; ou encore en consultant le site Internet de la Conférence des évêques de France, qui présente une carte de tous les diocèses, donnant eux-mêmes la liste de leurs différentes paroisses, avec leurs coordonnées et la façon de les contacter. (3)

Chaque paroisse tient des « registres paroissiaux » sur lesquels sont inscrits les baptêmes, les mariages et les décès (lire ci-contre).

Quelle est l’évolution récente des paroisses ?

À la fin des années 1980, on comptait en France près de 38 000 paroisses, chiffre très proche de celui des communes. Mais l’exode rural, la mobilité des fidèles notamment des jeunes, la diminution du nombre de prêtres et la volonté de faire émerger des communautés viables ont conduit à un vaste remodelage regroupant plusieurs « clochers » autour d’un nouveau pôle paroissial. Actuellement, les paroisses nouvelles sont au nombre d’environ 15 000 (chiffre 2006), des réaménagements se poursuivant encore dans quelques diocèses. En dépit des sociologues qui prédisaient la « fin de la civilisation paroissiale », la paroisse et son redéploiement pastoral ont repris ces dernières années une place de premier rang dans les préoccupations des évêques. Cependant, dans les diocèses comme celui de Poitiers qui ont poussé le plus loin la réorganisation, on ne parle plus de paroisses, mais de « communautés locales », de « secteurs pastoraux » et de « territoires » .

(1) Exhortation apostolique Christifideles laici26, 1988. (2) Exhortation apostolique Catechesi tradendae67, 1979. (3) www.eglise.catholique.fr, « la liste des diocèses ». A lire : Documents Episcopat7/2011, Des paroisses comme communautés qui vient de sortir, 16 pages, 4,50€. Sur www. lA-Croix.Com retrouvez les «Comprendre» des dernières semaines

La paroisse reste le lieu privilégié de l’initiation chrétienne, pour les adultes et pour les jeunes. Béatrice BAZIL la croix

Les registres paroissiaux :

Chaque paroisse tient et conserve avec soin des registres paroissiaux, notamment pour les baptêmes, les mariages et les décès. Ces archives appartiennent aux paroisses, qui peuvent les mettre en dépôt aux archives diocésaines. Sur le registre des baptêmes sont mentionnés tous les événements religieux marquant la suite de la vie du fidèle concerné : confirmation, mariage, éventuellement ordination ou profession perpétuelle dans un ordre religieux, changement de rite… Un « certificat de baptême » peut être demandé par exemple pour la première communion ou l’entrée dans une école. Un « extrait de baptême » ne se demande que pour les mariages. Tous deux sont fournis par la paroisse où s’est déroulé le baptême.

Les registres de catholicité ! :

Également appelés « actes de catholicité », les registres paroissiaux ont servi de registres d’état civil jusqu’à la Révolution. À partir de 1790, les doubles de tous ces registres paroissiaux ont aussi été conservés dans les archives diocésaines. Lorsqu’ils n’ont pas disparu, les registres paroissiaux sont des sources d’information précieuses pour les historiens et les généalogistes. Mais seuls les actes de plus de cent ans peuvent être délivrés librement à des personnes autres que les intéressés ou leurs ayants droit.

«La paroisse, maison de famille… »Jean-Paul II, exhortation apostolique :

« Nous devons tous redécouvrir, dans la foi, le vrai visage de la paroisse, c’est-à-dire le mystère même de l’Église présente et agissante en elle. Si parfois elle n’est pas riche de personnes et de moyens, si même elle est parfois dispersée sur des territoires immenses, ou indiscernable au milieu de quartiers modernes populeux et confus, la paroisse n’est pas, en premier lieu, une structure, un territoire, un édifice ; c’est avant tout « la famille de Dieu, fraternité qui n’a qu’une âme ». C’est « une maison de famille, fraternelle et accueillante » ; c’est « la communauté des fidèles ». En définitive, la paroisse est fondée sur une réalité théologique, car c’est une «  communauté eucharistique » . Cela signifie que c’est une communauté apte à célébrer l’Eucharistie, en qui se trouvent la racine vivante de sa constitution et de sa croissance et le lien sacramentel de son être en pleine communion avec toute l’Église. Cette aptitude se fonde sur le fait que la paroisse est «  une communauté de foi et une communauté organique », c’est-à-dire constituée par des ministres ordonnés et par les autres chrétiens, sous la responsabilité d’un curé qui, représentant l’évêque du diocèse, est le lien hiérarchique avec toute l’Église particulière. »

Christifideles laici, 1988.