Coeur du Sundgau > Lire un article > Devons nous avoir peur de la fin du Monde ?
le 09/03/2016 à 11:32
Rencontres pour la préparation au Baptême -
Les parents ayant un projet de Baptême pour leur enfant sont invités à s'inscrire au Presbytère de Hirsingue et à participer à une rencontre, les premiers mard...
le 08/04/2014 à 19:48
A SAVOIR ! - Renseignements Pratiques
  Quelques RENSEIGNEMENTS PRATIQUES   PERMANENCES au Presbytère de HIRSINGUE :     mardi après-midi, de 15 H à 17 H     mercredi...

LES PAROISSES
ORGANISATION GENERALE DE LA PAROISSE
EGLISE
Des Gestes pour le Baptêmes
Démarche à faire pour le Baptême
BENEDICTIONS ARBRES de la RECONNAISSANCE
RENTREE SCOLAIRE 2013-2014
LA REGLEMENTATION FUNERAIRE
CHRONIQUES PASTORALES
CHRONIQUES PASTORALES 2
LES PAROISSES !
LA VIE PAROISSIALE 2
MCR Mouvement Chrétien des Retraités
LA COMMUNAUTE DE PAROISSES
OBSEQUES en COURS sur la Communauté
DYNAMIQUE DIOCESAINE
PASTORALE des ENFANTS
CONCILE VATICAN II - 50 ans
LE MARIAGE !
LE BAPTEME en Eglise
PASTORALE de la SANTE
INFORMATIONS PASTORALES
LETTRE PASTORALE de notre Archevêque
EAP EQUIPE ANIMATION PASTORALE
LES SACREMENTS
LA VIE PAROISSIALE
BOUGE TON EGLISE
HOMMAGE à nos BENEVOLES !!!
LA PASTORALE DES JEUNES
LE SAVIEZ VOUS ?
CARITAS Equipe Locale
ART SACRE FELDBACH
AIR du TEMPS ?
LITURGIE
Servants d'Autel / enfants de Choeur....
CONSEILS de FABRIQUE
CPM CENTRE de PREPARATION aux MARIAGES Haut Rhin
CITATIONS du MOIS !
JEAN PAUL II
CMR CHRETIENS en MONDE RURAL
PRIERES pour Aujourd'hui !
HISTOIRE du DIOCESE de STRASBOURG
SOUVENIRS
ARCHIVES
Devons nous avoir peur de la fin du Monde ?      

fedephto le pic de Bugarach refuge présumé de l'apocalypse maya du  21 décembre 2012 pour certains.

Régulièrement, la panique s’empare des esprits, avivée par les vaticinations les plus farfelues. Avènement de l’Antéchrist, prophéties de Nostradamus, apocalypse maya : ils sont nombreux, les prophètes de malheur, ces coqs du crépuscule, à prédire la fin du monde avec son cortège d’horreurs, de massacres et de catastrophes naturelles. L’énormité de la souffrance, la pesanteur des injustices accentuent le malaise. Et l’on entend même des aventuriers de l’arche naufragée de Bugarach désirer l’engloutissement du monde pour le régénérer… Que penser des attentes apocalyptiques dans la Bible ? La présence du Christ manifestant les temps derniers (cf. 1 P 1) supporte-t-elle les funestes présages ? Les images sidérantes de la fin du monde dans la catastrophe disent d’abord la détresse du monde présent dont l’homme espère l’éloignement. Sans doute n’y a-t-il pas d’espérance sans cette sensibilité aux dangers qui menacent la vie de l’homme. Mais l’espérance est aussi cette force qui permet à l’homme d’arraisonner ces dangers pour leur en ôter tout pouvoir paralysant. La crainte éveille et maintient éveillé, elle apprend à espérer dans le danger. Devant les conflits du monde, nul ne peut se souvenir de Dieu présent en Jésus de Nazareth sans être immédiatement reconduit à ses responsabilités historiques. Par la force de sa parole, le Christ se garde de l’optimisme léger de certains prophètes que dénonçait déjà Jérémie : « Paix et santé ? Il n’y a plus de paix ni santé » (8, 11). La consolation facile est aussi fatale que la désolation profonde.

La mémoire du Christ relevé de la mort ouvre l’avenir. L’espérance chrétienne ne se confond pas avec les solutions finales mais avec le commencement du monde de Dieu qui vient. Qui croit au Christ mort et ressuscité ne vit plus du refus du monde. Au contraire, il accepte de s’y confronter de toutes ses forces. Il apprend que le Royaume de Dieu ne s’assimile pas à un sauve-qui-peut mais survient quand se mobilisent des hommes pour sauver ce qui se perd. « Le cours du ciel et de la terre prendra fin, mais mes paroles auront toujours cours » , déclare Jésus (Mt 24, 35). La prédiction se transforme en prévision : « Nous attendons de nouveaux cieux et une terre nouvelle qu’habitera la justice » (2 P 3, 13). L’annonce de la fin du temps ne doit pas entraîner l’anarchie égoïste des comportements. Tout peut disparaître et se dissoudre en chaos si l’homme n’assure pas ce travail de veille et d’attente, de mémoire et d’espérance, de justice et de charité.

Un monde ancien s’en va, « tout un monde lointain, absent, presque défunt » (Baudelaire), un monde nouveau s’en vient, tente de Dieu auprès des hommes, serviteurs du Christ. Les derniers éclairs de l’Apocalypse les rassurent : « Ils n’auront plus besoin de la lumière d’une lampe ni de la lumière du soleil, car le Seigneur Dieu les illuminera et ils régneront pour les éternités des éternités » (22, 5). Dès aujourd’hui, cette clarté fait de nous des visionnaires apaisés.

Sylvain GASSER (Assomptionniste) Article LACROIX du 1er décembre 2012