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le 29/10/2017 à 21:36
Visite pastorale autour de la tente de la Rencontre - A RUEDERBACH, du 30 Avril au 6 Mai 2018
Rencontres sous la Tente de la Rencontre, du lundi au vendredi. Le curé vous attend, pour vous écouter et échanger avec vous. Rencontres avec les visiteurs de malades, aidants, ....
le 04/09/2017 à 20:20
Semaine Pastorale - Autour de la Tente de la rencontre
Votre curé passe une semaine chez vous. Pour partager du temps avec vous / Pour vivre tout simplement avec vous / Pour se donner un temps pour vous, avec vous. Pourquoi? Pour nous retrouver, ...

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RADAR ou BOUSSOLE ?      

Radar ou boussole ? (cf Doc.catho N° 2361)


Éditorial de Mgr Éric Aumonier, évêque de Versailles (*)

« Lever le matin à six heures et demie, toilette, petit-déjeuner, conduire les enfants à l'école, laisser la voiture à la gare, prendre le train, puis le métro. Bureau, stress, rencontres, téléphone, mails, confidences, invectives, propos divers, petit ou gros boulot, chômage ou énième entretien avec le énième consultant, vacances, week-end, ma femme, mon mari, nos parents, nos grands-parents, le rendez-vous avec l'institutrice de l'aîné des enfants, les oreillons du dernier, les courses, le conseil d'administration de l'association, les assurances, les impôts, le chien de tante Adèle qu'il ne faut pas oublier de sortir... ».

L'accumulation de nos pensées et de nos préoccupations quotidiennes est chose habituelle, normale. Les choix que nous sommes conduits à faire sont multiples et dans des domaines très différents. Et tout finit bien par se faire et se régler d'une manière ou d'une autre.

Mais la question est de savoir comment nous « fonctionnons » de savoir ce qui guide nos choix quotidiens.

Il y a deux méthodes

La première consiste à nous laisser porter ou entraîner, au petit bonheur la chance, en cherchant seulement à éviter les ennuis les plus visibles, les plus gros récifs ou les icebergs. C'est ce que j'appellerai fonctionner au radar. L'inconvénient est ici l'attentisme et le risque de se laisser prendre par ses seules intuitions ou son seul instinct. Connaître les obstacles n'empêche pas de tourner en rond, ou de s'épuiser dans un labyrinthe, surtout si on s'y trouve très bien et très confortablement. C'est un comportement assez contemporain. Il est lié à l'individualisme et le favorise. C'est « soft » et « cool », tant qu'il n'y a pas de gros problèmes. Mais c'est dangereux, parce qu'on se laisse mener par le bout du nez par ses instincts, que beaucoup d'autres que nous-mêmes connaissent et sont capables de flatter, et parce que, de concessions en concessions, on se laisse peu à peu grignoter l'âme. C'est ce que l'Écriture appelle « se laisser aller à tout vent de doctrine », de mode. C'est surfer sur une vague qui n'amène nulle part.

La deuxième méthode est celle de la boussole. Il est utile mais pas nécessaire d'avoir fait du scoutisme pour savoir en user. Il s'agit, en sachant où est le nord, de ne pas le perdre, de savoir où on va et où on ne veut pas aller, de savoir ce qu'on accepte et ce qu'on refuse de faire ou de dire. Et de vérifier régulièrement son chemin, de regarder régulièrement ladite boussole pour ne pas perdre le cap. On pourrait poursuivre plus loin la métaphore... Je la relie à celle de la lumière : dans l'Évangile de Jean le verbe croire est étroitement lié au verbe voir. Il y a « celui qui marche dans la lumière » et « celui qui ne marche pas dans la lumière ». Il y a celui qui voit ce qu'il y a à voir et celui qui ne le voit pas. Lumière de la foi, lumière de l'intelligence éclairée par la foi. C'est l'histoire aussi de la lampe tenue par les vierges sages qui attendent le retour de l'Époux...

L'enjeu n'est donc pas d'abord de capter ce qui se passe, car nos antennes sont très sensibles, aussi bien celles de l'intelligence que celles de la sensibilité. À moins de nous enfermer dans une bulle, (et laquelle ?) nous captons mille et une choses. Mais où allons-nous ?... L'enjeu est bien la perception juste de la finalité, du but, du sens, et la volonté, soutenue par la grâce de Dieu, d'y conformer nos choix.

Tout ceci n'est pas sans rapport avec la Pentecôte, que nous préparons pendant cinquante jours et donc pendant tout ce mois de mai. Ce n'est pas sans rapport avec les dons du Saint Esprit agissant en nous depuis le baptême et la confirmation. L'Esprit Saint qui nous donne de reconnaître entre mille la parole de Dieu, sa volonté, de savoir nous déterminer avec prudence dans l'action quotidienne, de pouvoir être fidèle avec la force paisible des fils...

 

(*) Texte publié dans Sources, l'Église catholique en Yvelines de mai.