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Dire OUI ! par Jean-Pierre DENIS      

Dire « oui »

Jean-Pierre Denis - publié le 23/06/2011 Journal LA VIE N°3434

Saison des ordinations. Des dizaines de jeunes hommes osent ce grand choix. Seulement des dizaines ? Dans l’Église catholique, la question des vocations est devenue lancinante, pour ne pas dire obsessionnelle. L’état de pauvreté humaine et numérique du clergé devient criant. Les prêtres restants ne parviennent plus à combler les trous et risquent de s’épuiser. On leur demande tout. On leur demande trop. Du coup, certains pensent qu’il faudrait, comme chez les orthodoxes, ordonner aussi des hommes mariés. Comme beaucoup de catholiques, j’ai tendance à partager ce point de vue. D’autant que ces dernières années, le pape a admis dans son clergé pas mal de pères de famille… pourvu qu’ils soient des transfuges de l’anglicanisme. Permis d’un côté, interdit de l’autre. Cela semble difficile à justifier.

Pourtant, la crise des vocations affecte d’autres professions qui, que je sache, n’interdisent pas le mariage. Ainsi, le gouvernement a lancé une campagne pour recruter des enseignants, parce que le nombre de candidats aux concours baissait dangereusement. Où sont passés les hussards noirs de la République, ces chercheurs d’absolu ? De même, notre pays semble cruellement manquer de candidats dans le domaine de la recherche scientifique. Au point que, dans les palmarès internationaux, notre capacité d’innovation est jugée à la baisse. Voici quelques mois, dans le Figaro, le professeur Tubiana lançait à ce sujet un appel aux accents alarmistes. Il faut, disait cet éminent membre de l’Institut, « croire en la science ». Vous avez bien lu : croire en la science, elle-même affectée par le dépérissement
des idéaux et le désenchantement de tant de vies. Nombre d’institutions porteuses de sens, comme la science
et l’école – autrefois on disait l’« École », la « Science », avec une majuscule –, se trouvent dissoutes dans le grand bain de l’immédiateté consumériste.

Comme le résume un prêtre interrogé par La Vie, « ce n’est pas le ministère de prêtre qui est en crise ». Pour le dire autrement, dans l’absolu il n’y a pas de recul des vocations religieuses. Le recul est plus général. C’est celui de presque tous les engagements porteurs à la fois de gratuité et de durée. Bien sûr, ce vertige dans les valeurs, ce flottement de tant de choix un peu ingrats dans leur radicalité, affecte particulièrement le « métier » de prêtre. Mais le phénomène touche – à des degrés divers – d’autres professions exigeantes, mais désormais mal rémunérées ou moins reconnues symboliquement. Des professions qui peuvent éclairer une vie et qui, en même temps, ne peuvent porter que des résultats lointains. Celles où il faut semer en terrain ingrat, sans trop savoir qui récoltera.

Non, ce n’est pas une consolation. Cela revient au contraire à dire que le mal est plus profond. Mais oui, c’est une conviction. Le christianisme a partie liée avec son époque. S’il rencontre la tentation de s’en extraire, il dépérira. Mais inversement, notre époque a besoin d’un christianisme de pleine espérance. Ici, je le crois, on touche à l’essentiel. Les vocations existent. Dieu appelle toujours, serait-ce silencieusement. Certains entendent cet entêtant murmure, malgré le bruit, pour ne pas dire le vacarme consumériste et hédoniste. Qui a envie de répondre ?

Qui aurait envie, mais n’a pas la chance d’entendre ? Si les communautés et les familles, par manque de foi, ne servent pas de caisse de résonance, les chances seront toujours plus faibles. En revanche, si elles aident les jeunes à dresser l’oreille, beaucoup de vocations viendront. Surnaturellement.