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le 08/06/2018 à 14:15
Insriptions 1ère Communion - Rappel
Il est encore possible d'inscrire les enfants nés en 2010 au parcours de préparation à la Première Communion: jusqu'au 31 juillet 2018 au presbytère de Hirsingue ...
le 29/10/2017 à 21:36
Visite pastorale autour de la tente de la Rencontre - A HIRSINGUE, du 18 au 24 JUIN 2018
Rencontres sous la Tente de la Rencontre, du lundi au vendredi. Le curé vous attend, pour vous écouter et échanger avec vous. Rencontres avec les visiteurs de malades, aidants, ....

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A genoux? ou assis ? ou debout ?      

A Genoux pour l’élévation ? Par Sylvain GASSER Assomptionniste.

© La CROIX du 12.2.2011

Faut-il s’agenouiller pendant l’élévation ? Communier dans la main ou dans la bouche ? Doit-on se courber devant l’autel ? S’incliner devant le Saint Sacrement ? Quel prêtre ou responsable liturgique n’a-t-il pas eu à répondre à ces questions ? Parfois en tentant de les éviter, car les débats qui s’ensuivent sont souvent vifs et polémiques.

Dans la liturgie, la place du corps est primordiale. Le corps dit qui je suis dans un acte particulier, celui de ma relation à Dieu, que ce soit à la messe, à l’oraison, pour le bénédicité ou la prière en famille. Dans chacune de ces situations, le corps n’est jamais absent : il prend instinctivement une posture qui exprime ce qu’elle accueille et désire transmettre, l’action libératrice de Dieu dans la vie de l’homme. L’homme prie Dieu comme un être de chair et Dieu touche l’homme en son corps, à l’inverse des anges qui louent Dieu sans avoir besoin de lieu propre ou de gestes idoines. Mon corps est inoubliable, même si les célébrations liturgiques semblent parfois l’oublier !

L’attention aux gestes rituels est importante. Elle rappelle que l’homme reste cet être incarné habité par la passion, saisi par l’émotion, éprouvé par des sentiments épars. Les mains s’élèvent devant Dieu pour la louange du soir. Le corps se prosterne pour l’adoration. L’orant traduit en langage charnel sa vénération de la présence qui lui est donnée. N’y voyons pas des signes de bigoterie ! Par eux, l’extérieur et l’intérieur, le corps et l’âme, se répondent comme l’avers et le revers d’une même réalité. Les dissocier conduit à la ruine. Les unir déploie l’être comme la demeure qui s’ouvre à l’accueil de l’hôte intérieur.

Le geste liturgique est œuvre de liberté. Il exprime ce qu’il réalise moins avec des mots qu’avec des attitudes corporelles : quand je m’incline pour recevoir le corps du Christ, quand j’échange un baiser de paix avec mon frère, quand je ferme les yeux pour me recueillir, mon corps assume l’expression de ma foi. Devant l’arche d’alliance, le roi David s’agite et tournoie (2 Sm 6, 16) : il manifeste la joie et la liberté souveraine d’un homme que sa prière rythmée resuscite aux yeux de Dieu. À l’instar de sa danse, nos gestes liturgiques affolent les logiques rigoristes qui voudraient inscrire le rite dans un carcan. La liturgie n’arrache pas l’homme au monde, mais elle met hors jeu, le temps d’un culte en assemblée ou d’une contemplation silencieuse, les malheurs que le monde fait peser sur lui.

La vérité des attitudes liturgiques témoigne de la volonté de prier et de vivre ensemble. L’art de célébrer oblige que l’on se mette d’accord sur les codes corporels : que l’on s’agenouille ou s’incline à l’élévation, il s’agit d’abord de trouver le geste qui convient, qui engage « une éthique du respect et pas seulement un code de bienséance à l’intérieur de la liturgie » (Patrick Prétot). La diversité des expressions propres peut virer à une « cacomanie » de gestes. Ceux-ci ne sont ni sacrés ni rituels en eux-mêmes. Ils le deviennent par le digne usage que nous en faisons.

Les gestes ne sont ni sacrés ni rituels en eux-mêmes.