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le 08/06/2018 à 14:15
Insriptions 1ère Communion - Rappel
Il est encore possible d'inscrire les enfants nés en 2010 au parcours de préparation à la Première Communion: jusqu'au 31 juillet 2018 au presbytère de Hirsingue ...
le 29/10/2017 à 21:36
Visite pastorale autour de la tente de la Rencontre - A HIRSINGUE, du 18 au 24 JUIN 2018
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Les sacrements de l'Inititation Chrétienne - LAcroix      

Explication Traditionnellement, les sacrements de l’initiation – baptême, Eucharistie et confirmation– et la profession de foi étaient proposés par l’Église pendant l’enfance et l’adolescence. Aujourd’hui, jeunes et moins jeunes suivent des parcours de foi extrêmement divers

De la première communion à la confirmation Qu’est-ce que la première communion?

Avec le baptême et la confirmation, la première communion – parfois également appelée « première des communions » – est l’un des trois sacrements de « l’initiation chrétienne ». Elle désigne la première communion au corps et au sang du Christ pendant la messe. Le plus souvent, elle a lieu lorsque l’enfant a autour de 9 ou 10 ans, autrement dit en CM1. Selon le code de droit canonique (canon 913), les enfants doivent avoir « une connaissance suffisante » et avoir reçu « une préparation soignée de sorte qu’ils comprennent le mystère du Christ à la mesure de leur capacité » .

Aux premiers temps de l’Église, baptême et Eucharistie étaient célébrés en même temps. C’est le quatrième concile du Latran (1215) qui a reporté la première communion à « l’âge de discrétion » , celui auquel « l’enfant sait distinguer le pain eucharistique du pain ordinaire et corporel » . Le concile de Trente en fait une cérémonie « solennelle » – les enfants y sont préparés, ce qui permet au passage d’enseigner les parents – célébrée à la fin du catéchisme, soit vers 11 ou 12 ans, âge également du certificat d’études primaires et donc de l’entrée dans la vie active. Mais en 1910, le pape Pie X demande qu’on admette à l’Eucharistie les enfants dès « l’âge de raison » vers 7 ans. On se met alors à distinguer la première communion – ou « communion privée », célébrée dans le cercle familial – de la « communion solennelle », célébrée de manière plus festive vers 12-13 ans.

Qu’est-ce que la profession de foi?

Elle correspond en fait à l’ancienne « communion solennelle ». Contrairement à la première communion et à la confirmation, la profession de foi n’est donc pas un sacrement mais une étape dans l’itinéraire spirituel des jeunes catholiques. Elle a lieu généralement en fin de cinquième, après une retraite ou un « temps fort », et est l’occasion pour les enfants de renouveler personnellement les promesses de leur baptême. L’aube et le cierge en sont d’ailleurs deux signes symboliques.

Dès 1936, l’assemblée des évêques de France a souhaité mieux distinguer « communion privée » et « communion solennelle » et suggéré que l’on donne à la seconde « comme caractère essentiel celui d’une profession de foi ».  Parce qu’elle est parfois vécue – à tort – comme l’aboutissement d’une formation chrétienne, certains prêtres ou catéchistes souhaiteraient la voir disparaître, et abaisser l’âge de la confirmation. Mais l’attachement populaire à cette cérémonie reste très fort. « Elle est souvent vécue comme une sorte de “rite de passage” vers l’adolescence et l’autonomie de l’âge adulte », estime Marie-Thérèse Perriot du service national de la catéchèse et du catéchuménat de la Conférence des évêques de France, selon laquelle il ne faut pas négliger « sa dimension humaine » .

Qu’est-ce que la confirmation?

La confirmation, le plus souvent célébrée par l’évêque, est un don de l’Esprit en vue du témoignage de la foi, à l’image de ce qu’ont vécu les Apôtres le jour de la Pentecôte (Actes 2, 1-11). La confirmation est normalement obligatoire pour être parrain ou marraine de baptême et de confirmation. Certains diocèses souhaitent également que les laïcs qui assument une responsabilité ecclésiale soient confirmés.

Avant 1910, la confirmation pouvait précéder la communion solennelle. Après la décision du pape Pie X d’avancer l’âge de la « communion privée », diocèses et paroisses ont pris l’habitude de donner la confirmation à l’adolescence, généralement au début du lycée.

Comment évoluent ces propositions?

Les parcours catéchétiques et sacramentels des enfants étant de plus en plus divers, l’habitude prise jusque-là de célébrer les sacrements au même âge pour tout un groupe d’âge tend à disparaître. Pour l’heure, aucune directive émanant de l’ensemble des évêques de France n’a consacré cette évolution, laissant à chacun d’eux la liberté de s’adapter à leur contexte local.

« Pour que les enfants se sentent mûrs, les catéchistes font de plus en plus souvent une proposition globale de tous les sacrements en début de parcours puis les laissent libres ensuite de les demander, au besoin par une lettre précisant leur motivation » , explique Marie-Thérèse Perriot, pour le SNCC. L’« après-sacrement » a également été réfléchi : «  Pour éviter que le sacrement reste extérieur à la vie des enfants, ceux-ci sont invités à relire ce qu’ils ont vécu au catéchisme ou dans le mouvement qui les a préparés. L’objectif est de développer une intelligence de la foi. » Pour les catéchistes, l’accompagnement des enfants vers les sacrements s’est donc complexifié, mais il est aussi devenu « plus riche et plus intéressant », estime Marie-Thérèse Perriot, qui constate qu’il permet aussi à des parents de « se remettre en route » .

Depuis une quinzaine d’années, les adultes sont de plus en plus nombreux à demander, eux aussi, ces sacrements de l’initiation : certains, baptisés enfants, se préparent à la confirmation (les «  recommençants »), d’autres entament le parcours avec la préparation du baptême (les « catéchumènes »). « Dans ce dernier cas, le rituel prévoit que les trois soient célébrés dans la nuit de Pâques , souligne le P. Philippe Marxer, directeur adjoint du SNCC chargé du catéchuménat. Mais certains diocèses proposent aux baptisés de mûrir leur initiation pendant un an avant leur confirmation. » Enfin, l’insistance sur la dimension collective, communautaire, de ces sacrements est une autre évolution récente. Dans certains diocèses, la profession de foi est célébrée au cours d’une grande « fête de la foi », manière de marquer un seuil entre le catéchisme, que les enfants ont envie de quitter, et une autre démarche, plus personnelle, qui peut les mener jusqu’à la confirmation. De même pour les confirmations : en 2010, le diocèse de Clermont a confirmé 700 jeunes et adultes de la région de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) au Zénith d’Auvergne. Cette année, à la Pentecôte, 1500 personnes ont été confirmées au Grand-Palais de Lille devant 14 000 fidèles…

Anne-BénédiCte HOFFneR

© La Croix du 15 juin 2013