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le 09/03/2016 à 11:32
Rencontres pour la préparation au Baptême -
Les parents ayant un projet de Baptême pour leur enfant sont invités à s'inscrire au Presbytère de Hirsingue et à participer à une rencontre, les premiers mard...
le 08/04/2014 à 19:48
A SAVOIR ! - Renseignements Pratiques
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Qu'est-ce qu'on fait à la messe ?      

Qu’est-ce qu’on fait à la messe ?
« Comment expliquer la messe aux enfants ? Ils s’ennuient et ne comprennent rien à ce qui se passe.»

Les enfants ne sont peut-être pas les seuls, hélas, à s’ennuyer et à ne pas comprendre. Le désir de comprendre est en soi un bon désir, mais qu’est-ce qu’on entend par expliquer la messe ? Elle n’est ni un problème à résoudre, ni un texte à étudier, ni un objet à démonter. Elle est fête-Dieu, rencontre de Jésus-Christ, offrande de sa vie, communion à sa mort et à sa résurrection, épiphanie de l’Eglise, annonce du monde à venir. L’essentiel ne s’explique pas ! La vie et la mort, la joie et la douleur de l’homme, ses amours, est-ce que nous les comprenons ? Et nous voudrions comprendre celles de Dieu ? La messe n’est pas un exercice de compréhension, c’est une expérience de communion. Jésus n’a pas dit : Comprenez mais : Prenez et mangez...

Plus le temps passe, plus je suis convaincu qu’une messe vivante, c’est une messe vécue. Vécue par le célébrant, et vécue par l’assemblée. Tout le reste est secondaire. Ou n’a d’intérêt, et ne mérite réflexion, que selon ce critère : est-ce que cela aide à vivre la messe ? Du coup, j’ai envie de répondre à la question simplement en racontant ce que la messe nous donne à vivre.

Tout commence par un déplacement. Il faudra toujours aller à la messe. Je n’aime pas les messes à domicile, sur un plateau, sur mesure. J’aime que Dieu me dérange. Que l’Eglise me convoque. Sortir de chez soi, sortir de soi, c’est déjà la messe qui commence. Et c’est déjà un témoignage : « Qu’est-ce que tu fais dimanche ? » - « Je vais à la messe » ! Dieu existe, je vais le rencontrer. La messe est un rendez-vous. On peut manquer une réunion, sauter un repas, se dispenser d’une corvée. Je ne peux pas rater un rendez-vous. Personne n’ira à ma place.

J’arrive à l’église et je réalise que je ne suis pas tout seul. La messe est aussi le rendez-vous avec des frères. Selon la formule du père de Lubac, l’Eglise fait l’Eucharistie et l’Eucharistie fait l’Eglise. C’est si vrai que normalement le prête ne célèbre que s’il y a au moins un fidèle. Le rassemblement de la communauté (on ne reste pas chacun dans son coin), le chant d’entrée, la procession des célébrants et des servants donnent voix et donnent forme de Peuple de Dieu aux gens qui sont là. Et puisqu’ils viennent rencontrer Dieu, ils commencent par dire qu’ils n’en sont pas dignes (Kyrie eleison) mais qu’ils en sont heureux (Gloria)..

Un grand silence s’il vous plaît ! Dieu va parler. Cette Parole est la première nourriture qui est donnée ; à chaque messe, elle a un goût différent ; c’est un pain consistant, parfois délicieux, parfois dur à avaler. C’est le Verbe de Dieu, Evangile de lumière et de vie, que tous peuvent manger, même ceux qui n’ont pas fait leur première communion, même ceux qui ne sont pas baptisés. Cette Parole appelle une réponse : c’est la profession de foi. Elle doit transformer le monde : c’est la prière des fidèles.
J’espère que tu n’es pas venu les mains dans les poches et le cœur vide ? Jésus a besoin de quelque chose pour la suite : du pain et du vin, le fruit de la terre et du travail des hommes. Il a besoin de toi. C’est la présentation des offrandes, qui sont la matière première du sacrement.
Elevons notre cœur ! Nous voici au centre et au sommet de la messe. Paradoxalement, c’est souvent le moment où l’attention se relâche, parce que le prêtre parle tout seul et que la prière eucharistique est longue. C’est le signe qu’on a rien compris. Ce n’est pas de la littérature ! C’est le chant d’amour du Christ pour son Père et pour tout le monde, qui devient le chant d’amour de l’Eglise. Il monte d’abord en louange de la terre vers le ciel, il redescend ensuite en bénédiction du ciel vers la terre. Au milieu, le geste de Jésus, qui aime à en mourir : Voici mon corps, voici mon sang ! On appelle ce moment la consécration, car le pain et le vin ne font pas semblant d’être le corps et la sang de Jésus, ils le sont pour de vrai. A la fin, l’élévation : Par lui, avec lui, en lui, tout se met en mouvement vers l’éternelle joie de Dieu.

Il n’y a plus qu’à communier, c’est-à-dire à recevoir au-dedans de nous le mystère que nous venons de voir, d’entendre, de revivre. Mais attention ! On ne peut pas communier seulement du bout des lèvres. Communier du fond du cœur, c’est communier à l’amour de Jésus. Est-ce que tu aimes Dieu comme lui ? Alors disons ensemble le Notre Père. Est-ce que tu aimes tes frères comme lui ? Alors disons ensemble Donne-nous la paix. On voit que la communion spirituelle précède la communion sacramentelle et la prolonge (c’est le silence d’adoration et d’action de grâce après la communion). Ce qui est beau, c‘est que ceux qui ne communient pas extérieurement peuvent communier au moins intérieurement.

Pour être complet, il ne faut pas oublier la fin. Allez dans la paix du Christ : ce n’est pas une simple formule de politesse ou de congé. C’est un envoi en mission. Participer à la messe, c’est vivre toute la journée ou toute la semaine avec le Christ. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ! (Matthieu 10,8)

Source : Simples questions sur la messe et la liturgie – Père Alain Bandelier – C.L.D.