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le 08/06/2018 à 14:15
Insriptions 1ère Communion - Rappel
Il est encore possible d'inscrire les enfants nés en 2010 au parcours de préparation à la Première Communion: jusqu'au 31 juillet 2018 au presbytère de Hirsingue ...
le 29/10/2017 à 21:36
Visite pastorale autour de la tente de la Rencontre - A FELDBACH, du 16 au 22 JUILLET 2018
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Les mots de la MESSE !      

Les mots de la MESSE et une expression liturgique !


Quatre mots vont retenir notre attention : trois en hébreu (amen, alléluia, hosanna) et un en grec (kyrie).

Amen
Ce mot court, répété si souvent au cours de la messe, vient donc de l’hébreu (le verbe âman : se montrer ferme, stable). Il signifie à la fois "Qu’il en soit ainsi" (un souhait) et "c’est vrai" (une affirmation). Dire amen, c’est consentir à ce qui vient d’être dit, d’être fait. C’est accepter ce qui nous dépasse et nous comble. C’est nous appuyer sur les vérités de foi énoncées. Dans la Bible, on le retrouve maintes fois : on notera que ce mot conclut quatre des cinq livres des psaumes. Notons aussi que c’est le dernier mot du livre de l’Apocalypse (Ap.20, 21) qui clôt la Bible. Dans la liturgie, ce mot dit le consentement à ce qui vient d’être dit, il dit aussi l’adhésion aux prières faites en notre nom par le célébrant. Au cours de la messe, deux "amen" revêtent une plus grande importance : celui que nous disons à la fin de la prière eucharistique, juste avant le Notre Père et celui que le fidèle dit au moment où le prêtre lui présente l’hostie en prononçant la phrase : "le corps du Christ".

Alléluia
Ici encore, nous avons une acclamation d’origine hébraïque : "Halelou Yah" ; elle signifie littéralement : "louez Yahvé, louez Dieu". C’est l’expression d’un enthousiasme, un cri de jubilation dans le Seigneur. On la trouve 23 fois dans les psaumes (psaumes 105, 112, 134, 145-150). Dans la liturgie chrétienne, l’alléluia est un des refrains les plus simples que l’on utilise en particulier pour acclamer l’Evangile. Ce cri de jubilation de l’Eglise donne le ton de toute la liturgie : dans le temps pascal, il revient constamment ; par contre, en signe de pénitence, on ne le chante pas pendant le Carême.

Hosanna
C’est encore un mot hébreu. Il vient de "hoshiah’na’" qui est l’impératif du verbe sauver. On peut traduire : "Sauve, de grâce !". On retrouve cette acclamation dans le psaume 118 (versets 25-26) – psaume pascal par excellence – qui célèbre l’accueil du Messie lors de son avènement : "Donne le salut, Yahvé, donne". C’est ce psaume que reprit la foule qui accueillait Jésus à Jérusalem et que l’on rappelle le dimanche des Rameaux. Ce mot Hosanna avait perdu son sens premier pour devenir un simple cri de joie et de victoire : "Vive". Dans la liturgie, on le retrouve dans le Sanctus : c’est la proclamation joyeuse de la sainteté divine et, placé ainsi au début de la prière eucharistique, il retrouve pleinement son sens : "Sauve donc !". Oui, c’est l’oeuvre de Dieu : nous sauver. Le nom de Jésus, Emmanuel, signifie "Dieu sauve".

Kyrie
C’est une acclamation grecque, cette fois. Elle se traduit par "Seigneur, prends pitié". On la trouve tout au long de la Bible et en particulier dans les psaumes ("Pitié pour moi, Seigneur" dans les psaumes 4, 6, 14, 25, etc.) et dans les évangiles : c’est le cri de la Cananéenne (Mat.15, 22 ) ou des aveugles sur la route de Jéricho (Mat. 20, 30). Dans la liturgie, on retrouve cet appel dit trois fois en début de messe lors de ce que nous appelons la prière pénitentielle, même si aujourd’hui il arrive que l’on chante ou dise cette invocation en français. Cette triple invocation constitue aussi le début de la litanie des saints lors des baptêmes ou des ordinations ou encore à la veillée pascale.

Une expression : « Le Seigneur soit avec vous »
Nous avons peut-être encore en mémoire que cette expression se disait en latin "dominus vobiscum". Nous la retrouvons tout au long de la messe lorsque le prêtre nous invite à entrer dans la prière. Notre réponse : "Et avec votre esprit".
Cette formule est le plus beau souhait que l’on puisse faire à des chrétiens puisqu’on peut la traduire ainsi "Que Dieu fasse en vous sa demeure, qu’il vous accompagne, qu’il vous anime" !

Elle trouve son origine dans la Bible : au moment où Dieu investit Moïse de la mission de faire sortir son peuple d’Egypte, il lui donne l’assurance fondamentale : « Je serai avec toi » (Exode 3, 12). C’est la même promesse que l’on retrouve lorsque l’ange Gabriel vient annoncer à Marie la prochaine naissance de Jésus. Il la salue par cette expression :" Le Seigneur est avec toi" (Luc 1, 28). Au terme de l’Apocalypse, Dieu lui-même définit ce qu’est pour lui la Jérusalem nouvelle : "Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu" (Ap. 21, 3).

Le prêtre, en prononçant cette salutation, écarte largement les bras et les mains pour encore mieux signifier la présence de Dieu avec nous dans cette assemblée dominicale. Notre réponse est notre acte de foi en la capacité du célébrant à nous mettre en communication avec Dieu. Ce dialogue maintes fois repris lors d’une messe nous révèle le sens de la liturgie : Dieu se donne par l’intermédiaire de ses ministres et à ce don répond la foi du Peuple.

source : site.école. forminis 2010