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VATICAN II : L'EGLISE DEPASSEE !      

Éditorial Par Raymond Couraud : Une église dépassée

le 11/10/2012 à journal L’ALSACE !

Vatican II a profondément bouleversé le monde catholique. Le concile convoqué par Jean XXIII a marqué une rupture avec près de 2000 ans de pratique religieuse. Jamais auparavant l’Église n’avait autant manifesté son désir de s’inscrire dans la société. Jusqu’à Vatican II, elle avait surtout tenu à façonner le monde à son image.

L’âpreté des débats menés à Rome entre progressistes et traditionalistes a marqué les esprits. Les tenants d’une évolution de l’Église l’ont finalement emporté. Un demi-siècle plus tard, leur victoire paraît pourtant bien mince au regard des tempêtes qui font tanguer la nef vieillissante du Vatican.

L’évolution du monde a été telle que les décisions du concile, baptisées alors « révolution », apparaissent aujourd’hui insuffisantes sinon dépassées. La messe en latin ou la soutane renvoient au temps des calèches. La discipline et les règles de vie de l’Église, qui ont survécu à Vatican II, sont souvent considérées comme antédiluviennes par bon nombre de catholiques qui veulent vivre leur foi au rythme de 2012 et non plus de 1962.

Les affaires de pédophilie et les complots qui agitent le Vatican troublent un peu plus chaque jour le « peuple de Dieu ». La loi du silence, qui recouvre trop souvent ces dérives, est choquante et elle contribue à faire reculer la pratique religieuse en Europe et aux États-Unis. Les vocations se font de plus en plus rares et les « brebis » inquiètes ont de moins en moins de pasteurs pour les guider.

Cette crise est si profonde que Benoit XVI a lancé une année de la foi, au risque que cette célébration tombe dans la même indifférence que l’année du poisson ou le mois de la cerise. Pourtant, la spiritualité n’a jamais été aussi présente, à en juger par les conversions à des sectes ou aux autres grandes religions monothéistes.

L’Église catholique n’a pas compris que ses fidèles ont encore foi en Dieu, mais moins dans les défenseurs d’un dogme dépassé. D’où l’appel à un Vatican III qui ferait entrer, enfin, l’Église dans le XXIe siècle.

le 11/10/2012 à 05:00

 

Religion Le choc de Vatican II le 11/10/2012 par Raymond Couraud

Voici 50 ans, le concile Vatican II ouvrait l’Église au monde !

Jean XXIII que les « vaticanologues » plus ou moins distingués considéraient comme un « pape de transition » a surpris son monde à maintes reprises. Sa plus grande décision fut de convoquer un concile à Rome. Prenant de cours jusqu’à son entourage, le souverain pontife voulait inscrire le catholicisme dans l’évolution de la société occidentale.

Moins de vingt ans après la fin de la guerre, le monde est secoué par de profonds changements. Les mœurs évoluent au moins aussi vite que le pouvoir d’achat en Europe et l’Église doit faire face à ces bouleversements.

Des églises vides, déjà !

Premier signe de ces changements : les églises se vident, déjà. « Peut-on affirmer avec certitude que la France est encore un pays catholique alors que 14 % seulement de nos concitoyens sont considérés comme vraiment pratiquants ? », s’interroge Jean Farran dans Paris Match en octobre 1962.

L’Église catholique voit les fidèles se raréfier et ses prêtres s’interroger sur l’exercice de leur ministère. La France est secouée par l’action des prêtres-ouvriers qui délaissent la soutane pour le bleu de l’industrie. Ces missionnaires veulent aller au contact des plus pauvres ou des révoltés comme Guy Gilbert, célèbre pour sa vie avec les « blousons noirs ».

La France, « fille aînée de l’Église » n’est pas seule à secouer les traditions. En Amérique du Sud, les révolutionnaires font des émules jusque dans le clergé. Le Vatican est plus qu’agacé par ceux qui prônent la « théorie de la libération » au cœur d’un continent profondément catholique.

Ailleurs dans le monde, le catholicisme est le symbole de la lutte Est-Ouest. « L’Église du silence » survit comme elle peut au sein des pays du Pacte de Varsovie. Poursuivis, emprisonnés, les prêtres et les fidèles ont bien du mal à afficher leur foi.

C’est dire que ceux qui franchissent les portes du Vatican, ce 11 octobre 1962, jour de la Saint Placide, savent qu’une tâche immense les attend.

Comme souvent lors de ces grands rassemblements, les clivages sont importants. À Rome, les tenants de la tradition comptent bien imposer leurs vues. Face à eux, ceux que l’on pourrait appeler les « rénovateurs » n’entendent pas voir l’Église manquer le rendez-vous de l’an 2000.

Parmi ces modernistes on trouve des Français. Strasbourg est un de leurs centres de réflexion. C’est là que l’on retrouve Yves Congar. Ce dominicain agace Rome. Pourtant, il fait partie du collège d’experts nommés pour faire avancer les travaux de Vatican II.

Ah, ces Français ! Dans son livre « La Bataille du Vatican », Christine Pedotti, rappelle qu’ils effrayaient les tenants de la tradition autant par leurs idées que par leur nombre, augmenté par les prélats des colonies. D’autres prêtres européens leur emboîtent le pas, au point qu’un évêque italien parle d’ « agitation européenne ».

Et pourtant, ce furent les Français qui imposèrent dès le départ le rythme de travail et le délicat exercice de la composition des commissions. Le concile était lancé.

Jean XXIII n’en verra pas la fin. Le pape s’éteindra le 3 juin 1963, laissant à son successeur, Paul VI, le soin de clore le concile. Celui-ci s’achèvera le 8 décembre 1965. En trois ans, l’Église catholique aura amorcé un profond changement.

Vatican II autorise ainsi l’utilisation des « langues vernaculaires » dans la liturgie. Autrement dit, la messe en latin a vécu. Aujourd’hui encore, les traditionalistes s’y opposent. Le concile a aussi tenu à faire évoluer les relations avec les autres églises chrétiennes.

Jamais, depuis des siècles, l’Église n’avait autant avancé sur la voie du changement en affirmant s’ouvrir au monde.

LIRE L a bataille du Vatican 1959-1965 par Christin Pedotti aux éditions Plon (24,50 €). Lire aussi Faut-il Vatican III ? du même auteur aux éditions Tallandier (16,90 €).

le 11/10/2012 à 05:00 par Raymond Couraud