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Rencontres sous la Tente de la Rencontre, du lundi au vendredi. Le curé vous attend, pour vous écouter et échanger avec vous. Rencontres avec les visiteurs de malades, aidants, ....
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JEAN XXIII      

Un saInt, Une VIe (cf LA CROIX du 6 octobre 2012)

Bienheureux Jean XXIII, le père de Vatican II

par XAVIER LECŒUR

Fils de paysans, Angelo Roncalli (1881-1963) devint pape en 1958 sous le nom de Jean XXIII. L’acte majeur de son pontificat fut la convocation du concile Vatican II, qu’il inaugura le 11 octobre 1962. Jean XXIII a été béatifié en 2000. (Fêté le 11 octobre dans le calendrier liturgique)

LeemAge Pour Jean XXIII, l’église devait s’ouvrir au monde moderne et tendre la main aux non-catholiques.

La fête d’un saint ou d’un bienheureux est généralement fixée au jour de son décès sur terre, sa « naissance au ciel ». Parfois, cependant, une autre date est retenue. Ce fut le cas pour le bienheureux Jean XXIII, décédé un 3 juin mais fêté le 11 octobre, jour anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II. Jeudi prochain, il y aura ainsi cinquante ans que s’ouvrit, en la basilique Saint-Pierre de Rome, ce qui fut « l’événement ecclésial le plus important du XXe siècle » (Benoît XVI) et le couronnement d’une vie de foi.

Trois ans plus tôt, lorsque Jean XXIII avait annoncé la convocation d’un concile œcuménique, la surprise avait été de taille ! On n’imaginait pas pareille audace de la part de ce vieux pape fraîchement élu, censé n’effectuer qu’un « pontificat de transition » après le très long règne de Pie XII. On ne s’attendait pas à une aussi « sainte imprudence » (François Mauriac) provenant d’un pontife surtout connu pour sa bonhomie.

C’était oublier que la jovialité du pape Roncalli dissimulait une vraie ténacité, un amour intense pour l’église et une connaissance aiguë de son histoire. Durant sa longue carrière diplomatique au service du Saint-Siège, le petit paysan de Sotto il Monte (Lombardie), devenu prêtre, avait aussi engrangé une grande expérience humaine et pastorale. En Bulgarie, en Turquie, en Grèce puis en France, Mgr Roncalli avait été amené à entrer en contact avec des orthodoxes et des protestants, des juifs et des musulmans. Il avait acquis la conviction que l’église devait tendre la main aux non-catholiques et s’ouvrir au monde moderne.

Des préoccupations que l’on retrouve dans son discours inaugural du 11 octobre 1962. Distinguant le « dépôt de la foi » de la formulation sous laquelle il est énoncé, Jean XXIII y appelle les pères conciliaires à élaborer une façon de présenter la doctrine chrétienne qui « réponde aux exigences de notre époque ». Pour ce faire, il préconise de « recourir au remède de la miséricorde, plutôt que de brandir les armes de la sévérité ». Ce discours, très remarqué, résume la pensée d’un homme de Dieu habité par une profonde confiance en l’Esprit Saint, en la Providence et en ses semblables.

Le « bon pape Jean » ne vit que la première des quatre sessions du concile qu’il avait initié. Il mourut en effet le 3 juin 1963, quelques semaines après avoir publié Pacem in terris , son encyclique-testament.